vendredi, mai 1

  • Les syndicats se donnent rendez-vous dans la rue ce vendredi pour défendre ce jour « férié et chômé ».
  • Ces rassemblements se tiennent alors que la volonté du gouvernement de revoir les modalités pour les salariés des artisans boulangers et fleuristes a provoqué la polémique.
  • Suivez les dernières informations.

« Pas touche » au 1er-Mai. Les syndicats donnent rendez-vous dans la rue vendredi pour défendre ce jour « férié et chômé », alors que boulangers-pâtissiers et fleuristes restent dans le flou sur les règles applicables en ce jour de fête du travail. Ce 1ᵉ mai 2026 s’annonce ainsi particulier cette année après des semaines de débats houleux sur le sujet. 

Les syndicats veulent défendre dans leurs cortèges ce jour férié symbolique, seul obligatoirement chômé pour les salariés. Trois cent vingt manifestations sont prévues en France (nouvelle fenêtre), avec un peu plus de 100.000 personnes attendues, a précisé jeudi soir le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez sur Franceinfo. À Paris, un cortège partira de la place de la République à 14h, vers la place de la Nation, avec notamment les cheffes de file de la CFDT, Marylise Léon et de la CGT, Sophie Binet.  

Minute par minute

PREMIÈRES MANIFESTATIONS

De premières manifestations ont débuté dans plusieurs villes de France à 10h, selon les informations de la CGT sur son site. C’est le cas à Tours, Nice, Bordeaux, Marseille, Nantes, Rennes ou encore Lyon.

SALAIRES

Les dirigeantes de la CFDT et de la CGT ont réclamé des augmentations de salaires face au retour de l’inflation, tout en défendant le caractère chômé et férié du 1er-Mai. Pour répondre aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet demande un blocage des prix des carburants, une augmentation de 5% du Smic et le rétablissement de l’indexation des salaires sur les prix, ainsi qu’une revalorisation des pensions et des minima sociaux, dans une lettre adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu et obtenue par l’AFP.

« Nous pensons qu’il faut nationaliser TotalEnergies parce que l’énergie, c’est un bien essentiel, on le voit aujourd’hui et ce n’est pas possible que ça soit renvoyé à la loi du marché », a aussi estimé Sophie Binet sur France Inter. « Il faut que le Smic puisse être augmenté parce qu’il y a une inflation aujourd’hui », estimée à plus de 2%, a déclaré de son côté sur France Info la cheffe de file de la CFDT Marylise Léon.

Il doit y avoir « en parallèle des négociations dans les différentes branches professionnelles », a-t-elle estimé, soulignant que parmi les 47 branches professionnelles, des conventions collectives avaient « des niveaux de coefficient qui sont sous le Smic ».

LECORNU EN HAUTE-LOIRE

Le Premier ministre Sébastien Lecornu se rend aujourd’hui en Haute-Loire à la rencontre d’artisans et de boulangers, en plein débat sur l’ouverture de commerces de proximité en ce jour férié et chômé de Fête du travail.

Le chef du gouvernement est attendu en fin de matinée dans ce département, où il sera accueilli par Laurent Wauquiez, député du département et président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale. Il se rendra ensuite dans une boulangerie pour s’entretenir avec les salariés et leur patron, a annoncé Matignon.

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la journée du 1er mai. Suivez ici les dernières informations.

Les débats autour du travail le 1er-Mai et la hausse des prix des carburants gonfleront-ils les cortèges, malgré l’adossement de ce 1er-Mai à un week-end et les vacances scolaires encore en cours pour certains ? L’an dernier, entre 157.000 et 300.000 personnes avaient défilé dans toute la France, selon la police et la CGT.

Outre la défense du caractère chômé du 1er-Mai, les syndicats appellent à se mobiliser pour le pouvoir d’achat, sur fond de reprise de l’inflation, et pour la démocratie, à un an de la présidentielle.

La rédaction de TF1info

Share.
Exit mobile version