- Le candidat (Horizons) à la présidentielle était l’invité ce dimanche 1ᵉʳ novembre du 20H de TF1.
- Participation à la primaire, mobilisations sociales… voici ce qu’il faut retenir de son intervention.
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Élection présidentielle
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Sa parole était attendue, quelques jours à peine après la proposition de Gabriel Attal (nouvelle fenêtre) – aussi dans la course à la présidentielle – d’organiser une grande primaire des « démocrates »
afin de départager les candidats. Invité du 20H de TF1, Édouard Philippe a pu répondre aux questions d’Anne-Claire Coudray sur la présidentielle, mais aussi sur la mobilisation sociale en cours dans le pays. On fait le point.
Christine Lagarde quitte la BCE
Christine Lagarde file-t-elle droit vers la présidentielle ? L’ancienne ministre a annoncé jeudi dernier quitter de manière anticipée la présidence de la Banque centrale européenne (nouvelle fenêtre), et ce, dès le mois de février, soit huit mois avant la fin de son mandat. « Elle est formidable, je la connais bien »
, a réagi Édouard Philippe. « Donc évidemment j’ai de la tendresse et de l’admiration pour elle : elle a une carrière exceptionnelle, une hauteur de vue, un réseau international, c’est une femme absolument formidable »
, a-t-il ensuite encensé, sans commenter davantage.
Une grande primaire des « démocrates » ?
Interrogé sur l’appel de Gabriel Attal à une grande primaire, l’ancien juppéiste dit ne pas y croire (nouvelle fenêtre). « Je pense qu’elle n’aura pas lieu (car) cette primaire est une primaire de la division et de la confusion »
, a-t-il assuré, précisant qu’elle tend à « rassembler des gens qui ne sont pas d’accord, qui ont d’ailleurs dit à plusieurs reprises qu’ils ne voulaient pas travailler les uns avec les autres »
.
Selon le maire du Havre, les candidats « sont tous légitimes »
et il est important que « ceux qui ont des choses à proposer aux Français »
puissent « dire ce qu’ils proposent dans les domaines qui comptent aux yeux des Français, l’école, la santé, l’équilibre des comptes publics, la préservation des retraites »
. Côté calendrier, il estime qu’au « mois de février, chacun prendra ses responsabilités »
.
Mobilisations sociales
Interrogé ensuite sur la crise sociale que traverse actuellement la France (nouvelle fenêtre), Édouard Philippe a soutenu qu’il fallait « saisir la main tendue par le gouvernement »
face aux « revendications lycéennes »
qui « se sont exprimées, parfois violemment, mais pas toujours, heureusement »
et qui « sont à bien des égards fondées »
. « Je crois qu’il est important que leurs parents, qui n’ont pas du tout envie qu’ils (les élèves, ndlr) ratent leur année scolaire, rappellent que dès lors qu’il y a eu revendication et qu’un des éléments de réponse a été donné, il faut, je crois,
retourner dans les classes
(nouvelle fenêtre) et ne pas gêner les lycéens qui veulent étudier »
, a-t-il ajouté.
Quelles solutions concrètes peut apporter l’exécutif pour améliorer le pouvoir d’achat (nouvelle fenêtre) ? « Augmenter le Smic alors que l’économie française a un énorme problème de compétitivité, alors que la croissance est en berne, ça me paraît une solution illusoire »
, a-t-il d’emblée écarté. Il n’y aura pas « d’argent magique »
, assure celui qui jure proposer « un discours de vérité »
: « Nous devons remettre nos comptes en ordre (…) Pour cela, nous devons travailler un peu plus, faire en sorte que ce travail paie beaucoup. »
« Faire revenir le sentiment d’appartenance nationale »
Interrogé enfin sur les violences qui ont émaillé les week-ends des 17 et 24 octobre, Édouard Philippe a noté la présence au sein des pillages « d’un certain nombre et un nombre important de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français, issus de l’immigration »
, posant ainsi la question des « imperfections »
du « modèle d’intégration français »
. « On voit bien, quand il y a des moments de fête, que la nation se rassemble. Mais on voit bien aussi qu’il y a des fractures sociales considérables dans notre pays »
, s’est-il justifié, avant de proposer : « J’ai longuement parlé d’un service national obligatoire qui s’adressait aux jeunes. On doit faire revenir ce sentiment d’appartenance nationale, sans quoi rien de grand ne se fera. »

