Avec notre correspondant à Abidjan, Benoît Almeras
L’inculpation d’Assalé Tiémoko arrive trois semaines après son audition à la préfecture de police d’Abidjan. À en croire son avocate, Maître Oumou Sanogo, l’opposant reste libre de ses mouvements, à certaines conditions.
« La principale est une interdiction de sortie du territoire, sauf autorisation expresse du juge d’instruction. Et puis, une interdiction de tenir des propos ou des déclarations tendant à troubler l’ordre public, à discréditer les institutions par tous les canaux de communication », a précisé l’avocate d’Assalé Tiémoko.
Depuis plusieurs mois, Assalé Tiémoko critique la gestion de l’exécutif ivoirien via sa page Facebook ou encore lors de la rentrée politique de son mouvement, le 2 mai dernier, dans son fief de Tiassalé.
La semaine passée, celle du 9 mai, il s’est par ailleurs déclaré candidat à la mairie de Cocody, en vue des municipales de 2028.
Roger Youan, secrétaire exécutif du parti Aujourd’hui et demain la Côte d’Ivoire, estime que les prises de position de l’ex-député sont entravées par la procédure en cours.
« En fonction de ce que vous dites, en fonction des postures que vous adoptez, vous pouvez vous retrouver soit en prison soit sous contrôle judiciaire, c’est à dire qu’on restreint la parole publique, la parole politique », explique-t-il
L’instruction en cours peut se terminer par un non-lieu ou un renvoi d’Assalé Tiémoko en correctionnelle.
Contacté par RFI, le procureur de la République d’Abidjan n’a pas donné suite à nos sollicitations.
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