- Invité de Bonjour ! La Matinale TF1 ce vendredi, Éric Dupond-Moretti a estimé que les récentes mobilisations ont accouché d’une « alliance entre casseurs et pilleurs assez inédite ».
- Dans un contexte tendu, et à moins de six mois de l’élection présidentielle, l’ancien garde des Sceaux appelle à « différer les dates des manifestations ».
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Après les violences urbaines du 17 octobre, Éric Dupond-Moretti estime que l’on assiste à la formation « d’une alliance entre casseurs et pilleurs assez inédite »
. « Avant, il n’y avait pas d’union entre les casseurs – black blocs – et les pilleurs, donc il faut quand même réagir »
, juge-t-il sur le plateau de Bonjour ! La Matinale TF1 ce vendredi 30 octobre.
Il estime que les mesures prises par le gouvernement depuis cette journée noire – mise en place de couvre-feux localisés, interdiction de certaines manifestations… – sont légitimes. « Soit vous ne faites rien, et on reprochera aux autorités en place de n’avoir rien fait. Soit vous essayez de canaliser ceux dont on pense qu’ils vont venir pour casser ou piller »
, souligne l’avocat pénaliste.
Au vu du contexte et de la menace que fait peser cette association d’un genre nouveau, l’ancien garde des Sceaux appelle à faire entendre les revendications dans les urnes, plutôt que dans la rue. « Si j’étais représentant syndical de haut niveau, vu l’ambiance, j’irais plutôt voir les prétendants à la présidentielle pour leur demander leur programme plutôt que de battre le pavé, sachant qu’il ne reste que très peu de temps au pouvoir en place. J’accepterais de différer les dates des manifestations en sachant qu’avec nous vont arriver des pilleurs et des casseurs »
, explique l’ex-ministre.
« Je pense à tous ceux qui ont des magasins, restaurants… On ne peut pas ne pas penser à eux »
, conclut-il. L’acte III des manifestations « contre la vie chère » est prévu samedi 31 octobre. Pour l’occasion, le gouvernement, qui craint de nouveaux débordements, a prévu un dispositif de sécurité massif. Plus de 70.000 membres des forces de l’ordre seront ainsi déployés sur le territoire.

