C’est une petite créature fort mignonne, à mi-chemin entre la boule de poils et le hamster (en ayant une acception large dudit rongeur), nommée « Chiikawa ».
Issue du manga en ligne signé Nagano (publié sur Twitter en 2020), Chiikawa est à peu près partout au Japon : accrochée aux sacs à main, dans les machines à pince des arcades, sur les tee-shirts…
« Rien d’étonnant, donc, à ce que le premier long-métrage de la franchise, Chiikawa the Movie. The Secret of Mermaid Island, fasse un carton depuis sa sortie sur grand écran, le 24 juillet [au Japon] », affirme le quotidien anglophone The Japan Times.
« Dès le premier jour,
le film a engrangé
990 millions de yens
[5,5 millions d’euros]
de recettes, avant d’atteindre
les 2,24 milliards de yens
[12,5 millions d’euros]
à la fin du week-end. »
Le quotidien japonais anglophone The Japan Times
Le scénario, le voici : après que deux habitants ont mangé une sirène pour obtenir la vie éternelle, « une créature marine, assoiffée de vengeance, fait régner la terreur sur l’île, dévorant des innocents et attaquant les visiteurs ».
Puis « trois drôles d’êtres aux yeux immenses, armés de sortes de lances débarquent pour tenter de l’arrêter ».
Tout un programme.
Le plus petit d’entre eux, Chiikawa, « écrasé par l’ampleur de la tâche, pleure beaucoup », s’émeut l’hebdomadaire britannique The Economist.
« Pour un film qui a l’air
d’avoir été dessiné
par un enfant de 5 ans,
l’intrigue est étonnamment
sombre. »
L’hebdomadaire britannique The Economist
D’après le sociologue Atsuo Nakayama, cité par “The Economist”, la bande dessinée est devenue virale car elle a “comblé le vide dans le cœur des gens” pendant la pandémie.. Capture d’écran @chiikawa.toho-movie.jp
D’après le sociologue Atsuo Nakayama, cité par « The Economist », la bande dessinée est devenue virale car elle a « comblé le vide dans le cœur des gens » pendant la pandémie.Capture d’écran @chiikawa.toho-movie.jp
Or, en dépit des apparences, « l’univers de Chiikawa est loin d’être aseptisé, souligne The Economist. Les personnages vivotent de petits boulots (du désherbage notamment, fonction qui requiert un permis spécial ; Chiikawa rate l’examen malgré un bachotage intensif). »
« À la surprise générale,
ce film d’animation
sorti en plein cœur
des vacances tient
davantage de Dostoïevski
que de Hello Kitty,
et certains spectateurs,
effarés, évoquent même
un ‘film d’horreur’
sur les réseaux sociaux.
Ils n’ont pas tout à fait tort. »
Le quotidien japonais anglophone The Japan Times[…] Lire la suite sur Courrier international

