Cette fusillade intervient moins d’un mois après la tentative d’intrusion au Dîner des correspondants de la Maison Blanche. Un homme a ouvert le feu samedi soir contre un poste de contrôle de sécurité près de la Maison Blanche à Washington, avant d’être abattu par les policiers du Secret Service. Un passant a été blessé par balle à cette occasion.
Le président américain Donald Trump, visé par trois tentatives d’assassinat présumées au cours des deux dernières années, se trouvait dans la Maison Blanche au moment de la fusillade, après avoir annulé tous ses déplacements du week-end pour cause de crise avec l’Iran. Il n’a pas été affecté par l’incident, a affirmé dans un communiqué Anthony Guglielmi, porte-parole du Secret Service, une agence de police chargée de la protection de la présidence et de la vice-présidence. Le HuffPost fait le point sur ce qu’il s’est passé.
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Peu après 18h (heure sur place), un homme qui se trouvait près du périmètre de sécurité de la Maison Blanche, situé à l’intersection de la 17e Rue et de l’Avenue Pennsylvania NW, « a sorti une arme de son sac et a ouvert le feu », a écrit M. Guglielmi. « Les agents de police du Secret Service ont riposté et touché le suspect, qui a été transporté dans un hôpital de la région où son décès a été constaté. Au cours de la fusillade, un passant a également été touché par des balles », a ajouté ce responsable, sans donner de détails sur l’état de santé de ce passant.
Aucun agent du Secret Service n’a été blessé. Un touriste canadien, Reid Adrian, a déclaré à l’AFP qu’il se trouvait dans le quartier lorsque « nous avons entendu entre 20 et 25 détonations qui ressemblaient à des feux d’artifice, mais c’étaient des coups de feu, et tout le monde s’est alors mis à courir ».
L’incident a provoqué un bref confinement de la Maison Blanche, d’une quarantaine de minutes selon CNN, et a semé la panique parmi les journalistes rassemblés sur la pelouse nord. Certains ont documenté l’évènement malgré eux, comme Selina Wang, correspondante principale de la Maison Blanche pour ABC News. Elle a publié sur X une vidéo d’elle en train d’enregistrer un reportage lorsque l’on entend en arrière-plan ce qui ressemble à des coups de feu.
L’enregistrement avait commencé depuis environ trois secondes lorsque les bruits ont été entendus, et elle s’est jetée au sol pour se protéger.
« J’étais en train de filmer avec mon iPhone une vidéo pour les réseaux sociaux depuis la pelouse nord de la Maison-Blanche quand nous avons entendu les coups de feu », a-t-elle écrit. « On aurait dit des dizaines de coups de feu. On nous a dit de courir jusqu’à la salle de presse où nous nous trouvons actuellement. »
CNN a dénombré une vingtaine de journalistes réfugiés dans la salle de presse pendant le confinement, parmi lesquels des photographes, des producteurs, des photojournalistes et des correspondants.
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Les informations sur le suspect
Plusieurs médias américains ont identifié le suspect comme étant Nasire Best, 21 ans. Selon eux, cet homme originaire de l’Etat du Maryland, près de Washington, avait des antécédents de troubles mentaux et était déjà connu du Secret Service pour avoir rôdé autour de la Maison Blanche à plusieurs reprises.
Une source policière, rapporte notamment à CNN lors un incident en juin 2025 où il avait bloqué une voie d’accès à la Maison Blanche. Après avoir affirmé être « Dieu », ou « Jésus-Christ » selon ABC, il avait été interpellé par les services secrets et placé à l’Institut psychiatrique de Washington pour une évaluation psychiatrique, a ajouté la source.
Le mois suivant, en juillet 2025, les services secrets ont de nouveau arrêté Best après qu’il a tenté de pénétrer dans l’allée menant à la Maison-Blanche, selon la même source. Les enquêteurs ont alors découvert que Best avait fait diverses déclarations sur les réseaux sociaux, notamment en affirmant qu’il était « le vrai » Oussama ben Laden, et au moins une publication indiquant son désir de nuire à Trump.
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La réaction de Donald Trump
Le président américain se trouvait bien dans le bâtiment à ce moment-là. Il avait fait savoir vendredi qu’il passerait le long week-end férié à la Maison Blanche. Il a réagi tôt ce dimanche matin dans un message publié sur Truth Social : « Merci à nos formidables agents du Secret Service et des forces de l’ordre pour l’intervention rapide et professionnelle menée ce soir contre un homme armé près de la Maison Blanche, qui avait des antécédents de violence et semblait obsédé par le bâtiment le plus cher à notre pays ».
Il en a également profité par la suite, dans le même post, pour replacer dans le débat son projet controversé d’agrandissement de la salle de bal et du dispositif de sécurité de la Maison Blanche, affirmant que cet épisode soulignait la nécessité de créer « l’espace le plus sûr et le plus sécurisé de ce type jamais construit à Washington ».
Donald Trump, 79 ans, a été la cible de trois tentatives d’assassinat présumées, dont la plus récente a eu lieu le 25 avril lorsqu’un homme armé a pris d’assaut un portique de sécurité près de la salle de bal où le président participait à un dîner avec les médias.
En juillet 2024, alors qu’il faisait campagne pour la présidence, Donald Trump a été pris pour cible lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie, par un jeune homme qui a tiré plusieurs coups de feu, tuant un spectateur et blessant légèrement le candidat à l’oreille avant d’être abattu par les forces de sécurité. Quelques mois plus tard, un autre homme armé a été arrêté sur un terrain de golf de West Palm Beach où Trump jouait une partie.
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