- La saga de la Française C.S. Quill, star de la New Romance, s’offre une adaptation délicieusement addictive qui met le contact ce vendredi 6 novembre sur Prime Video.
- Deux étudiants que tout oppose sont contraints de cohabiter pour le pire, mais surtout pour le meilleur, sous le soleil de la Côte d’Azur.
- L’autrice des romans et les acteurs décryptent pour TF1info cette fiction qu’on espère voir revenir très vite pour un nouveau tour de piste.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Ne vous fiez pas à son titre, ni au nom de ses personnages. Le phénomène Campus Drivers
est né en France, plus précisément sur la Côte d’Azur, d’où est originaire son autrice. Vendue à plus de 800.000 exemplaires, cette saga en cinq tomes accélère pour s’inviter sur les écrans dès ce vendredi 6 novembre sur Prime Video avec une adaptation en série à laquelle C.S. Quill « n’avait même pas pensé »
. La Niçoise de 38 ans, qui s’est imposée comme l’une des figures de la New Romance à la française, nous confesse avoir d’abord eu « peur »
face à ce projet qu’elle a suivi de près.
On n’a pas l’habitude de voir une identité aussi si marquée et très éloignée de ce qu’on fait en France. C’est intrigant et ça peut faire un peu peur aussi
On n’a pas l’habitude de voir une identité aussi si marquée et très éloignée de ce qu’on fait en France. C’est intrigant et ça peut faire un peu peur aussi
Carmen Kassovitz, interprète de Loïs
Elle-même « lectrice très exigeante »
, elle n’arrivait jusque-là « pas à comprendre comment il pouvait y avoir des différences entre un livre et un film »
. Avant de se rendre compte avec ses propres écrits que « tout ne fonctionnait pas à l’écran »
. Des choix ont été faits, à commencer par celui de délocaliser totalement l’action. Exit les palmiers de Los Angeles, c’est dans les environs de Nice que Prime Video a choisi d’installer le prestigieux campus de Belrose où étudient les héros de la série.
Lane (Baptiste Masseline), Donovan (Madior Fall), Lewis (Esteban Vial) et Adam (Félix Nedel) jouent les taxis pour leurs camarades de classe grâce à l’application Campus Drivers. L’arrivée de Loïs (Carmen Kassovitz), contrainte par un coup du destin de s’installer chez le premier de ces bellâtres, va autant réveiller les sentiments que des traumatismes jusque-là bien cachés.
Première série originale française Young Adult de la plateforme d’Amazon, Campus Drivers
arrive après les mastodontes À contre-sens
et Maxton Hall
, venus d’Espagne et d’Allemagne, ou les pépites américaines Sterling Point
et Off Campus
. Les acteurs confessent avoir été « déstabilisés »
par cette proposition qui reprend les codes des fictions américaines des années 2000, aussi bien dans ses récits que dans sa mise en scène.
« On n’a pas l’habitude de voir une identité aussi marquée et très éloignée de ce qu’on fait en France. C’est intrigant et ça peut faire un peu peur aussi. On se demande : ‘Où est-ce que je vais ?’ Mais je trouve que l’on a plutôt réussi le pari. J’espère »
, sourit Carmen Kassovitz, l’interprète de Loïs.
L’enfant terrible de « Off Campus » et « Emily in Paris »
Qu’elle se rassure, le défi est pleinement relevé pour Campus Drivers
, qui s’est éloigné de son matériel d’origine pour mieux lui rendre hommage. « C’est impossible de correspondre exactement à ce que chaque lecteur imagine. Mais tu peux capturer l’âme, l’essence du personnage »
, souligne Madior Fall, qui incarne Donovan. Si la série fonctionne si bien, c’est peut-être avant tout parce qu’elle donne à voir une héroïne de caractère et une masculinité non toxique à la manière des hockeyeurs de Off Campus
. Écoute et consentement sont au cœur d’un récit dont le cœur de cible est essentiellement féminin.
« J’ai envie que les jeunes filles qui regardent cette série se disent qu’on se remet (d’une rupture) et que tout finit par passer »
, souligne Carmen Kassovitz. « Surtout ne baissons pas nos standards, parce que les mecs
green flag de
Off Campus, ça devrait être la normalité. Bonne chance pour les trouver, mais ça existe »
, lance la fille de Mathieu Kassovitz. « Ne nous laissons pas faire et disons-le quand un truc ne nous plaît pas »
, insiste la jeune femme de 24 ans.
Petit bonbon de bonne humeur qui n’évite pas les sujets sombres, Campus Drivers
est aussi dangereux qu’une addiction au sucre. Lancer un épisode, c’est l’assurance de vouloir en découvrir un autre, et encore un autre… L’alchimie entre les comédiens, en particulier Carmen Kassovitz et Baptiste Masseline, est indécente. Le tout dans un décor de carte postale à la Emily in Paris
qui fait tourner l’imaginaire à plein régime.
Parfait pour le public international alors que la série sera disponible dans 240 pays et territoires à travers le monde. Le nombre surprend notre club des cinq, qui s’accorde sur l’adjectif « vertigineux »
. Le rendez-vous est déjà pris pour la saison 2, qui n’a pas été annoncée. Félix Nebel aussi a pris les devants en se décidant enfin… à passer son permis.
>>
Campus Drivers – 5 tomes chez Hugo Romance, la série sur Prime Video dès le 6 novembre

