- De nombreuses prisons ont été bloquées ce lundi par un mouvement de contestation de surveillants.
- L’Ufap-Unsa, le syndicat à l’origine de l’appel, a annoncé qu’il ne serait pas reconduit mardi, avant une réception au ministère le lendemain.
Le mouvement de blocage ne durera pas. Plusieurs prisons ont été bloquées ce lundi 27 avril à l’appel du syndicat de surveillants Ufap-Unsa, qui demande des mesures d’urgence contre la surpopulation carcérale et les sous-effectifs. D’après le ministère de la Justice, environ 22% des établissements pénitentiaires ont été touchés par ce mouvement. L’Ufap-Unsa, de son côté, a revendiqué une centaine de prisons touchées sur les 190 que compte le territoire.
Une surpopulation carcérale toujours plus importante
La contestation ne se poursuivra pas ce mardi. D’après le syndicat, le mouvement ne sera pas reconduit pour une nouvelle journée. L’organisation sera d’ailleurs reçue mercredi à la Chancellerie. FO Justice, premier syndicat chez les surveillants, ne s’était pas associé à cette action, estimant qu’elle intervenait « trop tôt »
.
Surveillants et directeurs de prison alertent depuis des mois sur un système pénitentiaire au bord de l’explosion. Fin janvier, le Conseil de l’Europe avait dénoncé l’état de prisons françaises, surpeuplées et souvent insalubres, mettant en garde sur le risque d’une évolution vers un « entrepôt humain »
. Le record de surpopulation carcérale ne cesse d’être battu. Selon les derniers chiffres officiels, le taux d’occupation global était au 1ᵉʳ mars de 137,5%, avec 87.126 détenus pour moins de 63.500 places.
Un projet de loi en préparation a pour objectif de s’attaquer à la surpopulation carcérale et prévoit notamment de mettre un terme à la pratique des matelas posés au sol dans des cellules, faute de lits suffisants – il y en avait près de 7.000 au 1ᵉʳ mars. Aucun calendrier sur son dépôt, examen et adoption n’a été rendu public.











