- Des associations de victimes de complications liées à des implants gynécologiques ont tiré le signal d’alarme mercredi 23 septembre.
- Ces avertissements surviennent au lendemain du décès par euthanasie du comédien Arnaud Denis.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
La grogne monte concernant les implants gynécologiques. Au lendemain du décès du comédien Arnaud Denis, mort par euthanasie en Belgique, des associations de victimes de complications liées à de tels dispositifs ont interpellé, mercredi 23 septembre, des responsables politiques sur leurs souffrances, lors d’une table ronde organisée par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.
Il y a des douleurs qui conduisent à l’euthanasie ou au suicide
Il y a des douleurs qui conduisent à l’euthanasie ou au suicide
Karine Prou, coprésidente de l’association Diva
« Qui peut imaginer qu’en France, en 2026, des personnes meurent à la suite de complications d’une pose d’implants en polypropylène, visant à traiter une incontinence, un prolapsus ou une hernie ? »
, s’insurge Karine Prou, coprésidente de l’association Diva qui accompagne les victimes d’implants vaginaux en polypropylène. « Il y a des douleurs qui conduisent à
l’euthanasie
ou au suicide »
, alerte-t-elle, prenant l’exemple d’« Elise »
et « Karine »
, deux femmes victimes de ces implants et « qui ont mis fin à leurs jours »
. Selon la dirigeante, Arnaud Denis « a reçu la même sentence que les 140 plaignantes des implants vaginaux »
, soit « un classement sans suite, incompréhensible »
.
De son côté, la présidente de l’association Balance ta bandelette, Anne-Laure Castelli, insiste sur les « douleurs pelviennes, neuropathies, troubles sexuels, urinaires ou digestifs, difficultés à marcher, à rester assise ou à travailler »
. « Ces complications peuvent être profondément invalidantes. Certaines femmes souffrent immédiatement ou peu de temps après la pose, d’autres, plusieurs années plus tard »
, martèle-t-elle.
Les implants en polypropylène sont posés pour traiter l’incontinence, une hernie ou le prolapsus. Les complications, liées notamment à une réaction de l’organisme ou à une mauvaise pose, varient entre infections urinaires, lésions ou douleurs chroniques qui empêchent de marcher, de s’asseoir, d’avoir des relations sexuelles. Le retrait de ces dispositifs, qui s’incorporent progressivement aux tissus, peut se révéler difficile, voire mutilant.

