mercredi, septembre 23

  • Invité sur LCI, mardi 22 septembre, Bruno Retailleau a détaillé ses propositions pour réformer le système des retraites, qu’il promet de « sauver ».
  • Le candidat LR à la présidentielle souhaite mettre en place un âge de départ minimal à 63 ans, mais avec une décote, et un départ à taux plein à 65 ans.
  • Il envisage également que ce seuil puisse évoluer, en établissant « un lien direct » avec l’espérance de vie.

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À plusieurs mois de la présidentielle, le sujet s’impose déjà dans les débats politiques. Invité sur LCI, mardi 22 septembre, le président des Républicains, Bruno Retailleau, candidat au scrutin en 2027 (nouvelle fenêtre), a détaillé son programme pour les départs en retraite. « Je veux sauver le régime de retraites pour les retraités d’aujourd’hui, pour ne pas qu’ils soient appauvris, aujourd’hui et demain, mais aussi pour les jeunes générations », a-t-il argué, disant vouloir « articuler la liberté et la responsabilité »

Dans le système actuel, le seuil de départ minimal a été reporté progressivement de 62 à 64 ans (nouvelle fenêtre) dans le cadre de la réforme des retraites, mise en pause cette année (nouvelle fenêtre) par le gouvernement de Sébastien Lecornu lors d’un compromis avec le PS. L’ancien ministre de l’Intérieur lui propose de ramener « l’âge minimal de départ » à « 63 ans », mais avec « une décote de 7% par an », et donc une pension « plus petite »

« Une retraite pleine » dès 65 ans au lieu de 67

Des exceptions seraient toutefois prévues pour certains métiers et cas de figure : dans le cas de la « pénibilité », du « handicap », de « maladies » ou encore de « carrières longues », « je les remettrai à la discussion dans les branches et avec les partenaires sociaux », a-t-il expliqué. 

Bruno Retailleau a ensuite proposé de fixer l’âge de départ à taux plein à 65 ans. « Même si vous n’avez pas toutes vos annuités, vos trimestres, vous pourrez partir avec (…) une retraite pleine », a-t-il dévoilé. Le candidat LR a dit avoir pour ambition de revenir sur l’âge de départ à taux plein automatique de 67 ans actuellement. « Ce sont les femmes, et notamment les mères de famille, qui doivent attendre souvent 67 ans (nouvelle fenêtre), parce qu’elles ont eu des carrières hachées », a-t-il justifié. 

Cette réduction de deux ans « est possible » et concerne environ « 60.000 personnes », dont « deux tiers » sont des femmes, a avancé l’ancien ministre, crédité de 6% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle selon un récent sondage (nouvelle fenêtre) Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio. 

Une retraite par capitalisation pour les jeunes générations

Cet âge de départ fixé à 65 ans pourrait toutefois évoluer, en mettant en place un « lien direct » entre ce seuil de départ et l’espérance de vie. « Je ne veux pas de psychodrame tous les dix ans : plus il y aura d’espérance de vie (nouvelle fenêtre), plus le second pilier, (…) les 65 ans, bougeront », a-t-il anticipé. Selon lui, cette réforme devrait permettre de réaliser « environ 40 milliards » d’économies « sur cinq ans, cumulés ». « Il faut pousser l’âge à partir duquel on va quitter le travail, c’est une question de prospérité », a encore appuyé Bruno Retailleau. 

Enfin, pour « quelqu’un qui aura toutes ses annuités mais qui aura 62 ans, je supprime les cotisations retraite, la cotisation chômage pour lui et l’employeur », a aussi affirmé le président de LR. « Pour l’employeur, c’est un coût du travail réduit, et pour lui, 14-15% de salaire net supplémentaire. »

Bruno Retailleau s’est dit par ailleurs favorable à la mise en place d’une retraite par capitalisation (nouvelle fenêtre) pour les jeunes générations. « C’est fondamental pour les jeunes mais aussi pour nos entreprises si, demain, on ne veut pas que ce soient des fonds américains ou étrangers qui les rachètent », a-t-il argué. Ce système « n’est pas pour aujourd’hui », mais l’objectif fixé est que cette part de capitalisation puisse représenter « 25 à 30% des retraites des jeunes qui rentrent sur le marché du travail »

« Aujourd’hui, seuls les gens qui ont un peu d’argent bénéficient des taux de rendement bien supérieurs (à celui) que peut offrir un système de répartition », de l’ordre de « quatre fois » plus, s’est-il irrité. Ce nouveau système permettrait « aux travailleurs modestes de bénéficier de ces taux de rendement », a encore défendu le candidat LR. 

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