Ancien ministre dans le dernier gouvernement d’apartheid en Afrique du Sud, Roelf Meyer, 78 ans, est un réformiste. Il a été le principal négociateur du Parti national (NP) blanc lors des pourparlers qui ont mené au démantèlement du régime d’apartheid. Roelf Meyer a ensuite rejoint le Congrès national africain (ANC), le parti de l’ancien président Nelson Mandela.
Le prochain ambassadeur sud-africain aux États-Unis va prendre ses fonctions dans un contexte tendue entre les deux pays. L’administration Trump accuse Pretoria de persécuter la minorité blanche dans le pays, notamment les Afrikaners, descendants des premiers colons hollandais. Il y a un an, Washington a d’ailleurs expulsé le précédent ambassadeur sud-africain en poste aux États-Unis, après que celui-ci eut critiqué le mouvement « Make America Great Again » (MAGA) de Donald Trump.
Le choix de Rolf Meyer est un « coup de maître diplomatique », réagit un chercheur sud-africain. Meyer est issu de cette minorité blanche Afrikaner ; sa nomination prend dès lors des airs de réponse du berger à la bergère, comme une façon de torpiller les attaques de l’administration américaine. Les États-Unis ont récemment nommé comme ambassadeur à Pretoria, Brent Bozell, un conservateur américain connu pour sa longue opposition au mouvement de lutte anti-apartheid.
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