Dans un discours très offensif devant l’ONU, le président iranien a promis mercredi à Donald Trump que son pays ne « baisserait pas la tête », s’estimant victime du « terrorisme » américain.
Répondant au locataire de la Maison Blanche, qui la veille menaçait d' »annihiler » l’Iran, Massoud Pezeshkian a prévenu que « la résistance du peuple iranien ne fera que s’intensifier face aux sanctions, à la pression croissante et à l’intimidation grandissante ».
« Nous n’avons jamais été un agresseur », « jamais démarré de guerre », a martelé le président iranien, plus haut responsable de Téhéran à se rendre sur le sol américain depuis la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines.
Dans son discours à la même tribune mardi, le président américain disait avoir « une grande décision à prendre: un accord sera-t-il conclu avec l’Iran (…) ou est-ce que j’anéantis la République islamique (…)? ».
Malgré ces coups de menton des deux dirigeants, le dialogue a repris depuis la veille entre les équipes de Washington et Téhéran à l’occasion de cette grand-messe annuelle de l’ONU, qui rassemble chaque année à New York toute la fine fleur de la diplomatie.
Mais la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz reste au coeur du conflit, et rien n’indique que cette reprise du dialogue puisse déboucher dans un avenir proche.
. Retour de Poutine à la table ?
Sur la guerre en Ukraine, l’un des autres grands sujets de la journée, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a dit que Donald Trump avait invité son homologue russe Vladimir Poutine au sommet du G20 en décembre aux Etats-Unis.
Une façon pour les Américains de relancer des discussions au point mort dans ce conflit qui ensanglante l’Europe depuis quatre ans et demi.
Moscou n’a pas encore répondu à l’invitation mais le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a prévenu devant le Conseil de sécurité que la Russie ne ferait « pas de pause » dans sa guerre.
A la tribune de l’Assemblée générale, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est livré à une nouvelle attaque en règle contre le président russe, dont il a répété qu’il était seul à l’origine de la guerre, et qu’il a accusé d’envoyer au front non seulement ses propres citoyens mais des hommes issus de « 47 pays » différents.
. Le Golan, objet de discorde
Le président syrien Ahmed al-Chareh a profité de la tribune pour répéter que le plateau du Golan, en grande partie occupée par Israël, restait « un territoire syrien ».
Celui qui a pris le pouvoir après la chute de Bachar-al-Assad a assuré que « toute tentative qui viole notre souveraineté et le droit international sera stoppée », alors que cette région a été annexée par Israël en 1981.

