- Pour ce nouvel épisode du podcast vidéo « Pourquoi président(e) ? », François Lenglet reçoit Gabriel Attal, candidat à la présidentielle.
- L’ancien Premier ministre a pu longuement revenir sur ses années au gouvernement et sa relation avec Emmanuel Macron.
- Une émission à retrouver dimanche 8 novembre sur TF1 +, TF1info et sur toutes les plateformes d’écoute.
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Élection présidentielle
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C’est l’une des questions les plus délicates pour tous ceux qui ont servi Emmanuel Macron et qui lorgnent désormais vers l’après. Dans le podcast « Pourquoi président(e) ? », où François Lenglet reçoit successivement les candidats à l’élection présidentielle (nouvelle fenêtre), Gabriel Attal a dû y répondre : comment réussir à se distancer du bilan du président sortant ? Difficile pour l’ancien Premier ministre de tout récuser, lui qui fut successivement secrétaire d’État, ministre du Budget puis de l’Éducation et Premier ministre d’Emmanuel Macron.
« Je ne vais pas prendre les Français pour des imbéciles. Je ne vais pas la jouer (à dire que) je ne connais pas M. Macron (ou que) je n’ai rien à voir avec ce qu’il s’est passé ces dernières années. Ce n’est pas vrai »
, répond-il. Il revendique au contraire d’avoir « occupé des fonctions importantes »
et d’avoir « fait de [son] mieux »
: « Je crois avoir fait un certain nombre de choses pour les Français et pour le pays. Moi, je demande à être jugé sur ce que j’ai fait ou pas fait, bien fait ou mal fait, dans les fonctions qui m’ont été confiées au moment où elles m’ont été confiées. »
« La dissolution a entraîné le pays dans de grandes difficultés »
En revanche, il rejette toute responsabilité dans ce qu’il s’est passé à compter de la dissolution de l’Assemblée nationale (nouvelle fenêtre), décidée en 2024 après le mauvais résultat de la majorité aux élections européennes. « La dissolution a entraîné le pays dans de très grandes difficultés, d’un point de vue économique, d’un point de vue social, d’un point de vue du climat dans le pays. Tout ça, évidemment, je n’en suis absolument pas responsable »
, affirme celui qui a dû quitter à ce moment-là Matignon. « Au-delà de la question de mon poste, moi, je savais que mon sort était scellé. Je n’étais pas favorable (à la dissolution), parce que je pressentais qu’arriverait tout ce qui est arrivé depuis. »
Son jugement sur la suite du mandat est encore plus sévère. « Aujourd’hui, c’est vrai que le deuxième quinquennat du président de la République est objectivement raté et gâché (et) la dissolution y est pour beaucoup. »
Tout n’est pas à jeter pour autant, selon lui : cet échec « vient finalement ternir une action qui, quand même, dans le premier quinquennat, a porté ses fruits sur un certain nombre de points. Je pense notamment aux enjeux économiques, au réinvestissement dans l’école. Et cela, j’avoue que je n’en suis pas responsable. »
L’intégralité de cet entretien est à retrouver dès dimanche 8 novembre sur TF1 +, TF1info et toutes les plateformes d’écoute.

