- La SNCF lance ce vendredi 6 novembre le nouveau TGV M qui relie Paris et Marseille.
- L’occasion de vérifier la ponctualité du réseau ferroviaire de l’Hexagone.
- Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », Karim Bennani s’est demandé si les trains étaient vraiment toujours en retard.
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Bonjour ! La Matinale TF1
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Ce vendredi 6 novembre, un train de nouvelle génération se lance sur les rails de France. Le TGV M développé par Alstom pour la SNCF inaugure ses premiers Paris – Marseille. Ces nouvelles rames sont destinées à aller jusqu’à Nice d’ici la fin du mois. L’arrivée de ce train plus moderne a pour but de répondre à la demande croissante, mais aussi de faire face à la concurrence dans un contexte où la SNCF souffre de la réputation d’avoir des trains qui sont toujours en retard. Mais est-ce la réalité ? C’est “la question pas si bête” du jour posée par Karim Bennani sur le plateau de « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
Selon les chiffres avancés par le second bilan de l’année 2025 établi par SNCF Voyageurs, ce cliché n’est qu’une idée reçue. En 2025, près de neuf TGV sur dix sont arrivés à l’heure, plus de neuf TER sur dix également, idem pour les Transiliens. Si ces statistiques peuvent surprendre, c’est que la SNCF peut considérer un train à l’heure, même s’il a quelques minutes de retard. « C’est là toute la subtilité de la SNCF »,
commente le chroniqueur.
Quand un train est-il considéré en retard par la SNCF ?
Le mois dernier, Karim Bennani explique avoir pris un train Paris – Marseille qui est arrivé avec treize minutes de retard. Ce dernier est bien considéré comme ponctuel par la SNCF. « Il existe des seuils différents de retard selon la durée du trajet »
, détaille-t-il. Pour un voyage de plus de trois heures comme pour un Paris – Marseille, le seuil maximal est de 15 minutes.
Si l’on peut avoir l’impression que les trains de la SNCF sont très souvent en retard, c’est parce que juin et juillet font partie des mois les moins ponctuels, soit le moment où de nombreux Français partent en vacances. Les lignes très empruntées, comme Paris – Marseille, Paris – Perpignan ou encore Paris – Clermont-Ferrand, sont par ailleurs les liaisons où les retards sont les plus fréquents.
Bien que la SNCF prévoie des compensations financières en cas de retards importants (au moins une heure), peu de voyageurs reçoivent cette indemnisation. « Près d’un voyageur sur deux ne touche rien, très souvent parce qu’on ne la demande pas »
, précise Karim Bennani.

