- Les Américains sont appelés aux urnes le 3 novembre pour les élections de mi-mandat.
- Un changement de majorité au Sénat, encore presque impensable il y a un an, est désormais sérieusement envisagé.
- Voici une poignée d’États considérés comme des bastions républicains et qui pourraient basculer.
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Midterms : Trump va-t-il perdre la Chambre des représentants et le Sénat ?
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Le point commun entre le Texas, l’Iowa ou encore l’Alaska ? Donald Trump y a multiplié les meetings ces dernières semaines. Ces États, réputés conservateurs depuis des décennies pour certains, ont quasiment toujours voté pour le camp républicain. Sauf que deux ans après le retour au pouvoir du magnat de l’immobilier, nombreux sont les électeurs qui déchantent. Au point d’offrir pour certains leurs voix au camp d’en face, lors des élections de mi-mandat. Voici cinq États qui seront particulièrement surveillés le 3 novembre prochain.
Le Texas
Il s’agit probablement de l’État le plus scruté : le Texas, cette terre qui n’a pas élu de sénateur ou de gouverneur démocrate depuis plus de 30 ans. La roue va-t-elle tourner ? La gauche américaine y croit et place tous ses espoirs chez James Talarico. Cet ex-enseignant et séminariste presbytérien de 37 ans espère en effet remporter un siège au Sénat. Relativement novice en politique, il s’est fait connaître l’an dernier par des vidéos devenues virales où il utilisait sa foi chrétienne pour condamner ses opposants républicains et leurs attaques contre la laïcité, notamment à l’école.
Face à lui : l’actuel procureur général du Texas, Ken Paxton. Ce fidèle parmi les fidèles de Donald Trump prône une politique ultraconservatrice, notamment contre l’avortement ou les droits LGBT+. Sa carrière politique a été marquée par des scandales, mais cela n’a pas empêché le président républicain de lui apporter son soutien lors des primaires face au sénateur sortant, John Cornyn, plus consensuel.
Le Kansas
Le Kansas, au cœur des Grandes plaines du centre des États-Unis, est lui aussi un bastion républicain depuis 1932. Pas moins de 73% des voix sont allées en 2024 à Donald Trump. Jusqu’à quand ? L’État est lui aussi scruté de près car les sondages donnent un avantage infime de 1,1 point aux démocrates. Ici, le duel pour le Sénat oppose le républicain Roger Marshall, un ancien gynécologue et militaire de réserve qui tente de décrocher un second mandat. Sa campagne est notamment affaiblie par des polémiques locales. Face à lui, Adam Hamilton, un ex républicain devenu le candidat surprise du camp démocrate. Pasteur méthodiste, il dirige une méga-église locale. Signe de la fébrilité des républicains, Donald Trump s’est rendu le 19 octobre sur place, une première depuis 2018, afin de défendre Roger Marshall.
La Caroline du Sud
Là aussi, la bataille fait rage dans cet État historiquement républicain depuis 1998. Donald Trump l’avait emporté par 18 points en 2024. Selon le sondage du New York Times
/ Siena College publié ce 29 octobre, montre l’égalité est parfaite (48 % contre 48 %) entre les deux candidats. À savoir Darline Graham Nordone, la sœur du défunt et historique sénateur Lindsey Graham. Sans expérience politique, elle a été parachutée pour occuper le siège de son frère. Si elle a remporté la primaire républicaine avec le soutien direct de Donald Trump, les électeurs doutent de son expérience. Face à elle : Annie Andrews, une pédiatre reconnue qui a grignoté des voix auprès de l’électorat modéré et indépendant. Elle bénéficie du soutien transpartisan inédit de l’ancien gouverneur républicain de l’État, David Beasley.
L’Iowa
Si Donald Trump y a largement triomphé avec plus de 13 points d’avance en 2024, l’Iowa pourrait basculer dans le camp démocrate. En cause : la crise économique, qui touche de plein fouet les nombreux agriculteurs de cet État du Midwest.
Par conséquent, la plupart des sondages montrent ainsi une égalité presque parfaite entre la républicaine Ashley Hinson, avec 45,8 % contre 45 % pour le démocrate Josh Turek. Preuve d’une bascule possible : même pour le siège de gouverneur, le camp démocrate est en tête selon les sondages de la fin octobre.
Le Maine
Le Maine est également le théâtre d’une campagne acharnée entre la sénatrice républicaine sortante Susan Collins – considérée comme modérée et parfois critique de Donald Trump – et le démocrate Troy Jackson, un bûcheron. Les deux candidats ne manquent pas de souligner leur soutien au secteur de la pêche au homard, une industrie à plus d’un milliard de dollars annuels dans cet État côtier du nord-est. Mais ils s’écharpent principalement sur la question du coût de la vie, et particulièrement du prix des carburants.
Le Maine a voté démocrate à chaque élection présidentielle depuis 1992, mais paradoxalement, la républicaine Collins a été réélue sans discontinuer depuis 1996. Dans un contexte national défavorable à Donald Trump, 2026 pourrait être l’année de la défaite pour la sénatrice de 73 ans.

