- La Corée du Nord n’a pas apprécié les accusations du FBI après le piratage record de Binance, qualifiées de « grave provocation politique ».
- Le groupe TraderTraitor, considéré comme étant affilié aux services de renseignement nord-coréens, est suspecté d’être responsable du détournement de 6,3 milliards de dollars.
- La sœur du dirigeant Kim Jong-un a dénoncé une « rhétorique absurde n’apportant rien de nouveau ».
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Qui se cache derrière le piratage record contre Binance ? Au lendemain du « casse du siècle »
contre le géant des cryptomonnaies, le FBI a formellement accusé lundi 1ᵉʳ novembre un groupe de pirates informatiques nord-coréens appelé TraderTraitor d’être responsable du détournement de fonds pour 6,3 milliards de dollars, ce qui n’a guère plu à Pyongyang. « C’est une grave provocation politique à l’égard de la RPDC (Corée du Nord, ndlr) que les États-Unis trompent l’opinion publique internationale, comme si tous les cybercrimes commis dans différentes parties du monde étaient de notre fait »
, a déclaré la sœur du dirigeant Kim Jong-un, dans un communiqué diffusé par l’agence de presse d’État KCNA,
Kim Yo Jong a en outre assuré que les affirmations de la police fédérale américaine relevaient d’une « rhétorique absurde n’apportant rien de nouveau »
, compte tenu des précédentes accusations américaines selon lesquelles la Corée du Nord aurait déjà été responsable du piratage de ByBit en février 2025 pour 1,5 milliard de dollars, jusqu’ici le plus important du secteur.
Un groupe de pirates informatiques nord-coréen visé
La sœur du dirigeant autoritaire nord-coréen a dénoncé « une tentative sinistre de nuire à l’image internationale de la RPDC, de porter atteinte à sa dignité et à son prestige national, et d’une nouvelle violation grave de (sa) souveraineté »
. « La politique constante du gouvernement de la RPDC est de s’opposer résolument à tous actes malveillants dans le cyberespace »
, a affirmé Kim Yo Jong.
Le groupe TraderTraitor est considéré comme faisant partie du groupe Lazarus, lui-même affilié aux services de renseignement nord-coréens. Lazarus s’était fait connaître en 2014 quand il avait été accusé d’avoir piraté les studios Sony Pictures Entertainment en représailles au film satirique sur la Corée du Nord L’Interview qui tue !
Selon un rapport de l’armée américaine en 2020, l’unité nord-coréenne de cyberguerre, le « Bureau 121 », compte 6.000 employés qui opèrent aussi à partir de l’étranger, notamment de Biélorussie, de Chine, d’Inde, de Malaisie ou de Russie.

