- De nouvelles mobilisations se sont déroulées ce samedi en France dans un contexte tendu et une mobilisation en baisse.
- Les manifestations se sont généralement déroulées dans le calme, mais des tensions ont éclaté en fin de cortège lors des premières dispersions par les forces de l’ordre.
- Près d’un demi-million de personnes ont défilé en France ce samedi 31 octobre selon les organisateurs, 320.000 selon le ministère de l’Intérieur.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Dans un contexte de fortes tensions, l’« acte III »
de la mobilisation sociale s’est tenu ce samedi 31 octobre en France, quinze jours après les violences urbaines importantes et les nombreux pillages qui ont émaillé le 17 octobre. Comme la semaine passée, le nombre de participants a poursuivi son recul.
Dans le pays, 320.000 personnes ont défilé selon le décompte du ministère de l’Intérieur. Un chiffre en baisse par rapport à la semaine dernière, où 410.000 personnes avaient été recensées par Beauvau, et 550.000 le 17 octobre. L’intersyndicale jeunesse, qui regroupe des syndicats ou des associations représentatives du monde lycéen et étudiant, a quant à elle dénombré « près d’un demi-million »
de personnes mobilisées, contre 800.000 les 17 et 24 octobre.
« Aujourd’hui, nous avons déjoué les plans du gouvernement et avons été massivement dans la rue »
, a réagi auprès de l’AFP l’Unef, l’Union nationale des étudiants de France, qui appelle « à s’organiser dans toutes les universités ce lundi 2 novembre. Le mardi 3 novembre devra être une journée noire sur les universités, où l’Unef appelle à bloquer les facs et lycées partout en France ».
Entre 70.000 et 200.000 manifestants à Paris
À Paris, quelque 70.000 personnes ont déambulé à partir de 14h entre les portes de Bagnolet et de Charenton, a indiqué la préfecture de police, tandis que les organisateurs ont assuré que leur nombre s’élevait à 200.000 participants.
Après une marche relativement calme, des heurts ont éclaté en fin de cortège. Des jets de projectiles ont notamment été tirés sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. Selon la préfecture de police, « un noyau dur de plusieurs centaines d’émeutiers »
faisait face aux forces de l’ordre au niveau de la Porte de Charenton et au moins un cocktail Molotov aurait été jeté dans leur direction.
Ailleurs en France, les manifestations se sont également déroulées en grande partie dans le calme, mais des échauffourées ont éclaté dans certaines villes lors des premières dispersions par les forces de l’ordre. À Lyon, où 19.000 personnes se sont rassemblées au plus fort de la mobilisation selon les autorités , un cortège sauvage d’individus hostiles s’est élancé après des affrontements entre un groupe à risque et les forces de l’ordre en fin de manifestation.
Près de 10.000 personnes, contre 17.000 la semaine passée, se sont rassemblées à Marseille, où aucune manifestation n’avait pourtant été déclarée. Le cortège sauvage a défilé pendant près de deux heures sans incident, avant que des tensions n’éclatent à compter de 16h.
À Rennes, plusieurs centaines d’individus hostiles ont pris à partie des policiers dans le centre-ville alors que la dispersion de la manifestation qui rassemblait 13.500 participants était en cours. À 18h, 296 personnes avaient déjà été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur, contre 1.314 le 24 octobre, et 2.628 le 17 octobre.

