- Deux trains de passagers à grande vitesse sont entrés en collision mercredi 28 octobre en Espagne, faisant au moins 64 morts.
- Les secours mettent en place leurs installations près des voies dans cette zone rurale à 150 km au sud de Madrid.
- Sur LCI, le commandant Jérôme François raconte comment les secouristes s’organisent face à un drame d’une telle ampleur.
Les véhicules de secours arrivent par dizaines sur le champ qui longe la parcelle de voie ferrée où deux trains sont entrés en collision, mercredi matin 28 octobre en Espagne, à 150 km au sud de Madrid. Sur LCI, le commandant de sapeurs-pompiers Jérôme François résume le fonctionnement des secours, qui s’articule autour de « différents chantiers »
.
Avec d’abord le « ramassage »
: « Chercher les victimes. Certaines d’entre elles sont coincées et nécessitent une désincarcération »
. Elles sont ensuite dirigées « vers un centre de tri »
. Puis vers les urgences selon la gravité des blessures, en tenant compte des traumatismes psychologiques. Pour les victimes retrouvées sans vie, une chambre mortuaire de fortune est aussi installée un peu plus loin. Le bilan est pour l’heure d’au moins 68 morts.
« La partie entre le train et le poste médical avancé (voir la vidéo en tête de cet article), on appelle ça la ‘petite noria’ : un petit circuit où on ‘ramasse les gens’. Ensuite, le circuit entre ce poste médical avancé et les différents hôpitaux est appelé la ‘grande noria' »
, ajoute Jérôme François.
Le tout en plus des suraccidents à éviter, du risque électrique et de la reconnaissance en amont qui « consiste à évaluer la situation et à dimensionner les renforts qu’on va demander »
.

