- En 27 ans, 70 personnes ont perdu la vie sur la RN19, entre Paris et la frontière suisse.
- Les habitants alertent depuis des années sur le danger que représente la « route de la mort ».
- Une déviation tant espérée par les riverains est en projet, elle sera inaugurée dans dix ans.
Les riverains voient chaque jour passer les voitures et les camions à toute vitesse, sur la RN19 qui traverse la Haute-Saône, dont les villages d’Amblans, Genevreuille et Pomoy, pour rallier Paris à la frontière suisse. Depuis des dizaines d’années, ils alertent les pouvoirs publics et protestent à leur manière : en installant des banderoles et des panneaux annonçant le passage de la « route de la mort ».
Seuls quelques mètres séparent la route de la maison de Dolorès Bainier, qui a décidé d’intégrer le Collectif de la Nationale 19. En cas d’accident, certains véhicules percutent directement son mur (voir la vidéo en tête de cet article). « Nous vivons avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, en insécurité totale »
, lance celle qui a déploré une vingtaine d’accidents devant sa porte.
En 27 ans, 70 personnes ont perdu la vie sur la RN19. Et la déviation demandée par les riverains – qui jugent l’installation d’un radar insuffisante – ne verra pas le jour avant dix ans. « Dix ans encore à subir ce trafic avec tout ce que ça comporte »
, résume Bernard Klem, un autre membre du collectif. « Il faut essayer de tenir. C’est un scandale ! »

