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La France emprunte désormais à plus de 5 %, du jamais-vu depuis 2002. Si le coût de l’emprunt pour l’État a ainsi augmenté, c’est parce que ses créanciers, les banques et les fonds de pension, sont inquiets. Ils veulent se couvrir et demandent des intérêts plus élevés pour les 320 milliards d’euros d’emprunts annuels que réalise l’État. Les marchés financiers ont déjà voté pour la présidentielle six mois avant nous, en installant la dette dans la campagne et surtout au cœur du prochain mandat.

