- En Italie, 3,2 millions d’euros ont été saisis par la police au domicile d’un chef d’un clan de la mafia.
- Les milliers de liasses de billets étaient cachées dans les murs, les plafonds, les planchers et même dans le receveur d’une douche.
- Une perquisition hors normes sur laquelle revient le 13H de TF1.
Suivez la couverture complète
Le 13H
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
La police napolitaine a fait une incroyable découverte à Caivano, une banlieue au nord-est de Naples. Les forces de l’ordre ont dû s’armer de marteaux, burins et baramines pour mettre au jour des milliers de liasses de billets cachées au domicile d’un chef d’un clan de la mafia italienne. Au total, 3,2 millions d’euros ont été saisis dans cette perquisition hors norme.
« Saisir 3 millions d’euros en cash, ce n’est jamais fréquent en France. D’habitude, on saisit des appartements, des villas, des voitures, des biens meubles, des sacs. Mais en réalité, c’est assez fréquent en Italie. L’Italie confisque des millions et des millions d’euros en cash chaque année aux
mafias italiennes
«
, affirme Fabrice Rizzoli, spécialiste de la grande criminalité et cofondateur de Crim’halt, dans le reportage du JT de 13H de TF1 en tête de cet article.
Outre le butin découvert, ce qui frappe dans cette affaire, c’est l’ingéniosité déployée pour dissimuler ces billets provenant du trafic de drogue et du racket. L’argent était dissimulé dans les murs, les plafonds, les planchers, ou encore dans le receveur d’une douche et des compartiments aménagés dans des meubles encastrés.
De plus, pour protéger son trésor, le baron de la drogue avait même installé des systèmes électroniques. Le tout était gardé 24 heures sur 24 par une équipe, notamment composée des enfants mineurs et de l’épouse du mafieux.
Les images spectaculaires de la perquisition ont été tournées il y a un peu plus d’un an. Mais la police a attendu d’avoir arrêté les 34 membres du réseau avant de les diffuser. Depuis lundi 21 septembre, l’ensemble du clan est sous les verrous.
Emma ALLAMAND | Reportage : Jean-Pierre FERET et Juliette CSÖSZ-LEVIF

