- Le roi Charles III et la reine Camilla entreprennent un voyage d’État, prévu de longue date, aux États-Unis, du 27 au 30 avril.
- Dans un contexte difficile, notamment en raison de la dégradation des relations américano-britanniques, le souverain doit notamment s’adresser aux deux chambres du Congrès, un événement rarissime.
Quelques heures seulement après les tirs survenus lors d’un gala auquel assistait Donald Trump, le président américain s’apprête à accueillir le roi et la reine d’Angleterre. Dans le cadre d’un voyage d’État prévu de longue date à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, Charles III et Camilla doivent en effet se rendre outre-Atlantique entre le 27 et le 30 avril.
« Cette visite sera l’occasion de mettre en avant l’histoire commune de nos deux nations, l’étendue des relations (…) et les liens profonds qui unissent nos peuples »
, indique le palais de Buckingham dans un communiqué. Le monarque doit, lors de ce déplacement, s’adresser aux deux chambres du Congrès américain, à Washington. Ce serait seulement la deuxième fois de l’Histoire qu’un tel événement surviendrait, après le discours de la reine Elizabeth II devant le Capitole en 1991. Après un dîner d’État à la Maison Blanche, le souverain doit ensuite prendre la direction de New York puis des Bermudes, territoire britannique d’outre-mer.
Un voyage menacé par les derniers événements ?
Toutefois, « des discussions auront lieu (dimanche) tout au long de la journée afin d’examiner, avec nos homologues américains et nos équipes respectives, dans quelle mesure les événements de samedi soir pourraient ou non avoir une incidence sur la planification opérationnelle de la visite »
, fait savoir un porte-parole de la famille royale. « Le gouvernement et le palais prennent très au sérieux la sécurité de Sa Majesté, et des discussions approfondies, déjà en cours, se poursuivront au cours des prochains jours »
, ajoute Darren Jones, le secrétaire d’État aux relations intergouvernementales, sur Sky News.
Ce voyage du roi et de la reine, s’il est maintenu, adviendrait dans un contexte très tendu, marqué par une dégradation des relations entre les États-Unis et la Grande-Bretagne provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump a notamment multiplié les critiques à l’encontre du Premier ministre Keir Starmer, lui reprochant de ne pas avoir soutenu l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. « La relation entre nos deux pays est très importante à de nombreux égards »
, et souvent, « grâce aux liens qu’elle tisse »,
la monarchie peut « aller au-delà (..) d’une situation comme celle-ci »
, juge le pensionnaire du 10 Downing Street.
À noter que le timing de ce déplacement coïncide aussi avec les retombées de l’affaire tentaculaire Jeffrey Epstein, qui ont conduit en février à l’arrestation de son frère Andrew Mountbatten-Windsor, soupçonné d’avoir transmis des informations confidentielles au pédocriminel américain décédé en 2019.











