- L’Iran aurait commencé à miner le détroit d’Ormuz, selon des sources proches des renseignements américains.
- Ces engins bon marché sont redoutés dans cette zone hautement stratégique.
- Jean-Louis Vichot, ancien commandant des forces maritimes françaises dans le Pacifique, livre son analyse sur LCI.
« La mine, c’est l’arme du pauvre par excellence, encore faut-il l’avoir placée »
Mardi, des sources proches des renseignements américains ont indiqué à la chaîne américaine CNN que l’Iran aurait commencé à poser des mines navales dans le détroit d’Ormuz. Une affirmation à prendre avec précaution, selon Jean-Louis Vichot, ancien commandant des forces maritimes françaises dans le Pacifique. « N’oubliez pas que cette zone était une zone extrêmement fréquentée et très surveillée par les deux bords. On peut donc imaginer que ce territoire-là n’est pas aujourd’hui miné comme le prétendent les Iraniens. S’il l’était, ils auraient déjà fait sauter des mines, ne serait-ce que pour influencer le trafic mondial »
, estime le spécialiste sur LCI.
Un autre élément fait douter l’ancien commandant. « Aujourd’hui, il y a des navires de commerce chinois qui transitent dans le détroit d’Ormuz sous protection, entre guillemets, iranienne, puisqu’ils leur donnent un sauf-conduit et les laissent passer. S’il y avait des mines, en particulier des mines assez rudimentaires, ils auraient explosé »,
relève Jean-Louis Vichot.
Donald Trump a prévenu mardi qu’il y aurait d’importantes conséquences militaires si l’Iran se décidait à miner le détroit d’Ormuz, par lequel 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) transite en temps normal.











