Escorte d’un pétrolier, secouristes tués, discussion entre Donald Trump et Vladimir Poutine… Au onzième jour de la guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis, les combats continuent sur plusieurs fronts.
Un des grands sujets de la journée, comme depuis le début du conflit, concerne la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, essentiel au commerce mondial de pétrole mais centre des combats. C’est dans cette bande d’eau étroite de 55 kilomètres que transite environ 20% de l’or noir.
· Un regain du marché après une annonce américaine
Attendue depuis ce lundi 9 mars, une escorte américaine aurait accompagné un premier pétrolier dans le fameux détroit. C’est du moins ce qu’a annoncé le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, avant de supprimer son annonce en ligne.
La Maison Blanche a par la suite confirmé que la marine américaine n’avait pas escorté de pétroliers dans ladite zone. Mais cette annonce a eu un impact fort sur les marchés, où les prix du pétrole ont reculé de 11% à la clôture.
« Aucun navire de guerre américain n’a osé s’approcher de la mer d’Oman, du Golfe persique ou du détroit d’Ormuz durant ce conflit », a de son côté déclaré Ali-Mohammad Naïni, porte-parole des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.
Ce mardi, l’armée iranienne aurait posé des dizaines de mines dans le détroit, a annoncé le média américain CNN. Une information à laquelle le président américain Donald Trump a mis en garde l’Iran, promettant de détruire les « cibles faciles ».
Dans la soiré, l’armée américaine fait état de 16 mouilleurs de mines « détruits » près du détroit.
· Le Hezbollah fait état de 15 secouristes tués par Israël
Dans un communiqué, le Comité affirme que ses équipes ont « subi une série d’attaques directes depuis le début de l’agression » israélienne, faisant « 15 martyrs et 30 blessés dans les rangs de secouristes ».
De son côté, l’Iran annonce que quatre de ses diplomates ont été tués dans la frappe de dimanche sur un hôtel à Beyrouth.
« L’assassinat ciblé de quatre diplomates iraniens (…) constitue un acte terroriste grave et une sérieuse violation du droit international », écrit la mission iranienne à l’ONU dans une lettre au chef de l’organisation, Antonio Guterres.
L’armée israélienne a dit avoir tué dans cette frappe quatre membres des Gardiens de la Révolution ainsi qu’un membre du Hezbollah libanais pro-iranien.
Plus tôt dans la matinée de ce mardi, l’ONU avait annoncé que plus de 667.000 personnes avaient été déplacées par les frappes israéliennes sur le Liban, soit 100.000 personnes supplémentaires en 24 heures.
· Vladimir Poutine a discuté avec Donald Trump
L’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff, a déclaré à la chaîne américaine CNBC, que le président russe Vladimir Poutine avait affirmé à son homologue américain, lors d’un appel lundi, qu’il ne partageait pas de données de renseignement avec son allié iranien.
« Les Russes ont dit qu’ils n’avaient pas partagé », a déclaré Steve Witkoff.
Le Kremlin a de son côté refusé de dire si avaient été évoquées les accusations de médias américains sur ce partage de données ayant pu aider l’Iran à frapper des bases américaines dans la région.
Le président américain a aussi affirmé que les États-Unis allaient « lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix (…) jusqu’à ce que ça s’arrange », après avoir échangé au téléphone avec son homologue russe.
· De nouvelles frappes à Téhéran
L’armée israélienne a annoncé ce mardi soir avoir lancé une « vague de frappes » sur Téhéran, peu après que de nouvelles déflagrations ont été entendues dans la capitale iranienne.
« Les forces de défense israéliennes ont entamé une nouvelle vague de frappes contre des cibles du régime terroriste iranien à Téhéran », a indiqué l’armée israélienne sur sa chaîne Telegram officielle.
l’Iran a de son côté annoncé « ne pas rechercher un cessez-le-feu » par la voix du président du Parlement iranien.
« Bien sûr que nous ne recherchons pas un cessez-le-feu. Nous pensons que l’agresseur doit être puni et recevoir une leçon qui le dissuadera d’attaquer l’Iran à nouveau », a écrit Mohammad Bagher Ghalibaf.
Article original publié sur BFMTV.com











