- À l’approche du premier tour des municipales dimanche, l’Union nationale des associations familiales exhorte les candidats à entretenir la « vitalité » des communes en soutenant les familles.
- Elle les encourage en particulier à actionner des « leviers forts » pour « faciliter » la vie des parents et des enfants, tandis qu’une baisse historique de la natalité a été enregistrée.
À quelques jours du scrutin, elle espère jeter la lumière sur un « facteur décisif de vitalité locale »
. L’Union nationale des associations familiales (Unaf) a lancé ce mardi un appel aux candidats aux élections municipales à « investir dans la petite enfance, la jeunesse et le soutien aux parents »
, dans un contexte de chute de la natalité (nouvelle fenêtre). « Les communes détiennent des leviers forts pour aider les parents et faciliter l’épanouissement des enfants »
, plaide-t-elle, évoquant même des « investissements d’avenir »
.
« La démographie est une réalité très concrète pour de nombreuses communes : c’est la dynamique locale et l’avenir de certains territoires qui est en jeu »
, observe l’Unaf dans un communiqué (nouvelle fenêtre), à l’approche du vote les 15 et 22 mars (nouvelle fenêtre) prochains. La chute historique du nombre de naissances (nouvelle fenêtre) a des effets « déjà visibles »
: fermetures d’écoles et de commerces, de services de proximité, fuite des familles entraînant un isolement accru des populations vieillissantes, énumère-t-elle.
Accueil de la petite enfance, soutien à la parentalité…
La démographie est « un facteur décisif de vitalité locale »
pour l’Unaf, qui appelle les futurs maires à « faire preuve de volontarisme pour favoriser la réalisation du désir d’enfant et mieux entourer parents et enfants sur leurs territoires »
. Si les politiques nationales sont « essentielles »
, les élus locaux disposent de « leviers d’action tout aussi déterminants pour faciliter la vie des familles »
, souligne-t-elle.
Depuis le 1er janvier 2025, les communes sont le pilier local de la politique d’accueil du jeune enfant. Dans ce domaine, l’Unaf reconnaît des « difficultés de recrutement de
professionnels de la petite enfance
(nouvelle fenêtre)«
, mais estime que « des marges d’action sont possibles »
. Parmi elles, les associations peuvent contribuer à « construire des projets pérennes »
, comme des crèches, des relais petite enfance ou encore des réseaux d’assistantes maternelles, égrène l’organisation.
Selon elle, d’autres « leviers »
peuvent aussi être actionnés par les maires, comme le soutien à la parentalité (nouvelle fenêtre), l’accueil périscolaire, la fiscalité et la tarification des services municipaux ou encore la politique du logement.
En 2025, 644.000 bébés sont nés, soit 2,3% de moins qu’en 2024 et 24 % de moins qu’en 2010. L’année écoulée a ainsi marqué un cap symbolique: le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances (nouvelle fenêtre), avec un solde naturel négatif, à -6.000 personnes. Une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Un rapport parlementaire (centriste) publié en février a souligné que le désir d’enfant reste « élevé en France »
, en moyenne de l’ordre de 2,3 enfants par couple en 2024, mais que sa réalisation est de plus en plus entravée par les obstacles matériels, économiques et professionnels.











