Philippe Dessertine, candidat sans étiquette qui fait concurrence à Thomas Cazenave à Bordeaux, a exclu mardi toute alliance au second tour en attaquant le député Renaissance qui appelle pour sa part à l’union derrière lui contre le maire écologiste sortant Pierre Hurmic.
« Je ne me rallierai à personne (…) En aucun cas, je ne discuterai avec une force politique quelconque », a déclaré l’universitaire de 62 ans, que les sondages annoncent en troisième position au premier tour du scrutin dimanche, lors d’une conférence de presse.
« Plus que jamais, Bordeaux a besoin d’une alternance » mais celle-ci « n’est possible qu’avec la liste que je représente », a-t-il ajouté en ciblant l’ex-ministre des Comptes publics. « Le macronisme a atteint un plafond de verre, à Bordeaux comme partout. Thomas Cazenave a beau faire des additions, il ne pourra pas être maire. »
Un sondage de l’institut Cluster 17 pour le média Politico, publié lundi soir, a crédité Philippe Dessertine, dont c’est la première campagne, de 17% des intentions de vote au premier tour, contre 26% pour Thomas Cazenave, 31% à Pierre Hurmic et 11,5% au candidat LFI Nordine Raymond.
« Unis, la victoire est possible », a réagi le député Renaissance sur les réseaux sociaux, alors que l’étude d’opinion l’annonce vainqueur au second tour d’une triangulaire qui l’opposerait au maire sortant et au candidat LFI, sans Philippe Dessertine.
« Thomas Cazenave se trompe sur le report de voix car une immense partie de notre électorat rejette autant la politique de Pierre Hurmic que la logique macroniste qu’il veut imposer », a cinglé Philippe Dessertine, déterminé à se maintenir au second tour le 22 mars si son score le lui permet dimanche.
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