La Bourse de New York évolue en recul jeudi, les résultats record du géant américain des processeurs Nvidia ne parvenant pas à enthousiasmer le marché, en pleine remontée des prix du pétrole et des coûts d’emprunt.
Vers 14H05 GMT, l’indice Nasdaq reculait de 0,33% et l’indice élargi S&P 500 perdait 0,22%. Seul le Dow Jones parvenait à grappiller 0,05%.
« Les actualités des entreprises hier soir n’auraient pas pu être plus importantes, littéralement », assure Patrick O’Hare, de Briefing.com.
En l’espace de quelques heures, les investisseurs ont accueilli la publication du dossier d’introduction en Bourse de SpaceX, probable plus grande opération du genre de l’histoire, et les résultats de Nvidia.
La première capitalisation mondiale a généré un bénéfice net de 58,3 milliards de dollars pour le premier trimestre de son exercice décalé, plus que triplé par rapport à la même période l’an passé.
Rapporté par action, donnée de référence pour le marché, il ressort au-delà des attentes.
Jensen Huang, le patron de Nvidia, a insisté sur le tournant que constitue, selon lui, l’avènement des agents d’intelligence artificielle (IA) et les immenses besoins en puces qu’ils provoquent.
« La seule chose qui n’a pas augmenté, semble-t-il, c’est le cours de l’action Nvidia », souligne Patrick O’Hare.
Le titre grappillait 0,22% à 223,97 dollars.
« Il ne s’agit évidemment pas d’une variation significative (et) elle est perçue comme un coup d’arrêt par les acteurs du marché », assure l’analyste.
« La question la plus importante pour les investisseurs à long terme n’est pas de savoir si la demande suit aujourd’hui une courbe exponentielle », assure Mark Malek, de Siebert Financial.
« Il s’agit plutôt de savoir si l’homme à la tête de l’entreprise la plus rentable de l’histoire du monde des affaires américain a le discernement nécessaire pour faire atterrir cet avion lorsque les vents favorables faibliront », ajoute-t-il.
Selon l’analyste, « à Wall Street, personne ne vous accorde de crédit supplémentaire simplement parce que le vol a été spectaculaire. L’atterrissage est ce qui compte avant tout ».
La place américaine voit aussi d’un oeil pessimiste la remontée des prix du pétrole – le baril de WTI américain repassant la barre des 100 dollars – et dans son sillage la progression des taux obligataires.
Vers 14H05 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l’Etat américain évoluait à 4,61%, contre 4,59% à la clôture la veille. Il se situait à 3,94% avant le début du conflit au Moyen-Orient.











