vendredi, septembre 25

  • Vladimir Poutine a assuré que l’Europe n’avait rien à craindre de Moscou, en dépit des mises en garde de responsables européens, dont Emmanuel Macron.
  • Le maître du Kremlin a toutefois indiqué que la Russie allait « bien réfléchir » avant une éventuelle reprise des négociations sur le conflit en Ukraine.
  • En cause, selon lui, les frappes récentes menées par Kiev sur le territoire russe.

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En pleine montée de tensions entre Moscou et les capitales européennes, le Kremlin veut se montrer rassurant. Sans toutefois relancer l’initiative diplomatique sur le conflit avec Kiev. La Russie ne s’apprête pas à attaquer l’Europe (nouvelle fenêtre), a affirmé vendredi 25 septembre Vladimir Poutine. Mais elle va « bien réfléchir » avant de reprendre des pourparlers de paix avec Kiev après les récentes attaques contre le territoire russe (nouvelle fenêtre).

« Beaucoup disent en Europe qu’ils s’attendent à une agression de la part de la Fédération de Russie et c’est pourquoi ils doivent se préparer eux-mêmes à des combats, à une guerre avec la Russie », a déclaré le président russe, lors d’un point-presse en marge du Forum international de la culture à Saint-Pétersbourg. « Mais j’aimerais souligner encore une fois que nous ne nous préparons pas à des combats de quelque sorte que ce soit avec l’Europe », a-t-il indiqué.

« Bien réfléchir » après ce que Kiev « a fait »

Plusieurs responsables européens s’inquiètent pourtant de l’attitude de Moscou. Interrogé sur TF1 jeudi soir, Emmanuel Macron a par exemple décrit une « situation qui monte en tension » (nouvelle fenêtre), notamment après une tentative d’attaque au drone qui a visé début août l’aéroport de Leipzig en Allemagne (nouvelle fenêtre), attribuée à Moscou par Berlin. « Tout ce que cherche la Russie, c’est que nous soyons belliqueux dans les mots, pour justifier leur mobilisation ou leur posture », mais il est certain que « la Russie multiplie les actes hostiles, et parfois criminels, à l’égard des pays européens », a-t-il expliqué. 

Dans le même temps, Vladimir Poutine a souligné que la Russie « va bien réfléchir » avant toute reprise de pourparlers de paix avec l’Ukraine, après les récentes attaques (nouvelle fenêtre) d’environ 1.600 drones ukrainiens ayant visé le pays le 20 septembre, au dernier jour des élections législatives russes (nouvelle fenêtre). Depuis plusieurs mois, Kiev multiplie les frappes sur le sol russe, notamment sur ses infrastructures énergétiques, en riposte aux opérations menées contre son territoire par Moscou. 

« Des propositions sur la reprise des pourparlers, oui, elles sont bien sur la table (…), mais après tout ce qu’ils (les Ukrainiens, ndlr) ont fait, nous allons bien réfléchir à ce que nous devons faire en retour », a pointé le chef du Kremlin. 

Les efforts de médiation entrepris par les États-Unis depuis le retour au pouvoir de Donald Trump avaient mené à plusieurs sessions de pourparlers entre Moscou et Kiev en 2025, mais ceux-ci n’avaient pas abouti et le processus était à l’arrêt depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en février. Lors des négociations précédentes, Moscou et Kiev étaient globalement restés sur leurs positions, les discussions achoppant notamment sur la question des territoires ukrainiens dont la Russie revendique l’annexion.

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