- Les recherches se poursuivent près de Nantes pour tenter de retrouver Manon Relandeau, agricultrice de 31 ans disparue fin mars.
- Des drones thermiques de la gendarmerie ont été mobilisés ce mercredi.
- Une équipe du JT de TF1 fait le point sur les derniers développements.
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Le 20H
Plus d’un mois après la disparition de Manon Relandeau, les recherches sont passées à l’étape supérieure à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique). Alors qu’une cellule de quinze enquêteurs travaille nuit et jour pour trouver le moindre indice, les gendarmes ont reçu mercredi 29 avril deux drones ultra sophistiqués pour tenter de remonter jusqu’à l’éleveuse de 31 ans.
Un appareil est équipé d’une vision nocturne et thermique, tandis que l’autre dévoile tout élément suspect dans les environs. « C’est un drone qui permet de faire apparaître des anomalies de terrain, notamment de végétation : ça peut être des traces de creusement, des traces de passage de roues ou d’activité dans des zones qui ne sont pas censées en avoir »
, détaille le capitaine Aurélien Schlossman, responsable de l’unité d’expertise ingénierie de scène à l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article.
C’est un drone qui permet de faire apparaître des anomalies de terrain
C’est un drone qui permet de faire apparaître des anomalies de terrain
Le capitaine Aurélien Schlossman, responsable de l’unité d’expertise ingénierie de scène à l’IRCGN
Alors que le secteur de recherche très vaste s’élargit au fur et à mesure de l’enquête, ces drones peuvent ratisser jusqu’à 10 kilomètres carrés par jour. « On est sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés dans des zones humides, difficilement accessibles, avec de nombreux canaux et des marais. On a donc une réelle plus-value avec l’emploi de moyens aériens »
, complète le lieutenant-colonel Gonzague Caffart, commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Nantes. Et si une anomalie est repérée, des gendarmes sont envoyés sur place pour vérifier les lieux.

Depuis la disparition de Manon Relandeau, le principal suspect est son conjoint, parti avec leur fille de 15 mois en Algérie où il a été interpellé lundi 27 avril. En raison d’une convention signée entre la France et l’Algérie, le compagnon de nationalité algérienne, toujours présumé innocent, ne peut être extradé et il sera donc obligatoirement jugé dans son pays natal. Mais la justice française peut tout de même coopérer avec les juges algériens ; en transmettant les éléments de l’enquête, mais pas seulement.
« Les magistrats ou les enquêteurs français peuvent se déplacer si nécessaire. Ils peuvent assister même aux interrogatoires et poser des questions via l’enquêteur algérien »
, précise Me Abderrazak Boudjelti, avocat au barreau de Paris et président de l’union des avocats franco-algériens. Si le suspect est jugé pour meurtre, il risque la peine de mort en Algérie.











