Les Bourses mondiales ont évolué au gré des informations en provenance du Moyen-Orient jeudi, conservant l’espoir d’un accord entre Washington et Téhéran qui viendrait détendre les prix du pétrole et apaiser une partie des craintes inflationnistes.
« Les nouvelles provenant du Moyen-Orient sont le principal moteur des marchés », note Charlotte de Montpellier, économiste pour la banque ING interrogée par l’AFP.
En début de séance, les Bourses ont reculé, plombées par des échanges de frappes entre l’Iran et les Etats-Unis, les affrontements les plus graves depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 8 avril.
Mais quelques heures plus tard, l’optimisme a refait surface.
Des sources américaines ont indiqué à l’AFP que les Etats-Unis et l’Iran ont établi un cadre d’accord qui prévoit une extension du cessez-le-feu de soixante jours mais n’a pas encore été validé par Donald Trump.
Après trois mois de conflit, « la question n’est pas de savoir si un accord sera conclu, mais quand », assure auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.
A ce titre, « toute nouvelle indiquant qu’un accord est en vue ou que nous nous en approchons sera accueillie favorablement par le marché », ajoute l’analyste.
Les trois principaux indices de Wall Street ont terminé sur un record. Le Dow Jones a grappillé 0,05%, le Nasdaq a avancé de 0,91% et le S&P 500 a gagné 0,58%.
En Europe, les Bourses ont tempéré leur baisse. Paris a perdu 0,23%, Francfort 0,34% et Londres 0,75%. Seule Milan a clôturé dans le vert, gagnant 0,50%.
Habitués aux informations contradictoires sur le conflit, les investisseurs ont réagi sans empressement.
Pour certains opérateurs, « il s’agit d’une partie de poker menteur entre Washington et l’Iran », explique à l’AFP Stephen Schork, analyste chez The Schork Group
Le cours du baril de Brent de la mer du Nord a perdu 0,62% à 93,71 dollars et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a grappillé 0,25% à 88,90 dollars.
– Légère détente des taux souverains –
Le blocage du détroit d’Ormuz, goulet d’étranglement de 20% de l’offre mondiale de brut, fait flamber le pétrole depuis le début du conflit. Cette hausse provoque à son tour une montée de l’inflation dans les grandes économies.
Dernier exemple en date: la hausse des prix aux Etats-Unis mesurée par l’indice PCE a atteint en avril son rythme le plus élevé en près de trois ans, tirée par le coût de l’essence. Sur un an, l’inflation a atteint 3,8% contre 3,5% en mars.











