- Le chef de l’État a rencontré son homologue américain lundi soir à son arrivée aux États-Unis pour l’Assemblée générale des Nations Unies.
- Détroit d’Ormuz, attaques des Houthis, guerre en Ukraine… Emmanuel Macron a proposé des initiatives face à la crise énergétique.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Une discussion que le chef de l’État a qualifiée de « très constructive »
. Emmanuel Macron s’est entretenu avec Donald Trump dès son arrivée à New York lundi pour l’Assemblée générale des Nations unies. Le chef de l’État a proposé plusieurs initiatives à son homologue américain pour tenter d’enrayer l’envolée des prix du pétrole, dont une résolution à l’ONU visant à débloquer le détroit d’Ormuz et la protection de sites pétroliers saoudiens contre les attaques des rebelles Houthis.
L’entretien entre les deux hommes a duré environ une demi-heure dans la Trump Tower sur la Cinquième Avenue. À la sortie, Emmanuel Macron a fait état d’une « volonté de rouvrir Ormuz »
, par lequel transite 20% du commerce mondial d’hydrocarbures, et de « libérer des volumes »
. « Plusieurs solutions ont été évoquées (..) qui permettraient, sans avoir un accord global, de trouver les voies et moyens de faire passer davantage de porte-conteneurs et de tankers »
, a indiqué Emmanuel Macron à des journalistes.
Détroit d’Ormuz
La France veut « travailler avec les Américains et ses partenaires sur une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU garantissant la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz »
, a ensuite précisé une source diplomatique. Des États membres de l’ONU pourraient ainsi participer à la sécurisation du trafic maritime dans le détroit, afin de permettre à Washington et Téhéran de poursuivre leurs discussions sur les autres sujets de contentieux, notamment le programme nucléaire iranien.
Houthis
La France est aussi prête à œuvrer à la « sécurisation »
d’infrastructures énergétiques saoudiennes visées par les Houthis, dans une « approche strictement défensive »
, a précisé la source diplomatique citée. Pourraient ainsi être protégés la ville portuaire de Yanbu, sur la mer Rouge, et l’oléoduc Est-Ouest, voie d’exportation cruciale pour le brut saoudien. Les combattants pro-iraniens houthis ont mené des attaques contre des installations du géant pétrolier saoudien Aramco à Yanbu. L’oléoduc est aussi à l’arrêt après des attaques de drones venues d’Irak selon Ryad. « Il ne s’agit aucunement de prendre part au conflit avec les Houthis »
, a toutefois insisté cette source, alors que les rebelles ont pris le contrôle d’une autre voie stratégique, le détroit de Bab el-Mandeb.
Guerre Ukraine-Russie
Emmanuel Macron a aussi précisé avoir eu une longue discussion avec le président américain sur « la nécessité d’aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en termes de (missiles) intercepteurs ». Le président français, qui devait s’entretenir plus tard avec son homologue ukrainien Volodmyr Zelensky, a aussi évoqué des « initiatives »
qui pourraient être prises « pour trouver un moratoire sur les questions énergétiques »
.
« On voit bien qu’aujourd’hui il faut aider le système énergétique ukrainien et la situation dans toute la région »
, a-t-il souligné, sans préciser si ce moratoire concernerait aussi les frappes ukrainiennes contre des infrastructures énergétiques russes.
Donald Trump a estimé sur les réseaux sociaux lundi que la Russie avait « perdu le contrôle de son industrie du gazole en raison de sa guerre avec l’Ukraine »
. « Cette guerre ridicule et sans fin avec l’Ukraine doit être arrêtée »
, a-t-il martelé sur X.
Avant la rencontre, Emmanuel Macron avait promis de parler « en toute franchise »
à Donald Trump pour essayer de « l’orienter vers les bonnes décisions »
concernant en particulier l’Ukraine. Il s’agissait notamment pour la partie française de tenter de convaincre son homologue américain de « maintenir l’effort de soutien à l’Ukraine »
et de « renforcer la pression à exercer sur la Russie »
.
Les Européens demandent aux États-Unis de rester pleinement engagés dans un règlement du conflit entre Russes et Ukrainiens. Ils souhaitent aussi être associés aux négociations, notamment sur l’architecture de sécurité future du continent européen.



