- Un rapport sénatorial alarmiste a appelé mercredi 24 juin à combattre le « poison » du masculinisme.
- « En France, la menace terroriste » que le mouvement représente « est suivie de très près par la DGSI », assure la sénatrice Olivia Richard.
- Le Sénat propose 24 réformes, « avec beaucoup de pédagogie », observe Christophe Barbier, éditorialiste politique LCI.
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Le Sénat tente de s’attaquer au masculinisme, alors que ce fléau prend de l’ampleur. Trois sénatrices de bords politiques différents ont publié un rapport alarmiste, mercredi 24 juin, appelant à lutter contre ce « poison »
. Elles citent également une étude d’OpinionWay montrant que deux tiers des hommes de 16 à 35 ans sont exposés aux contenus d’influenceurs masculinistes sur les réseaux sociaux.
« Nos travaux ont permis de documenter l’émergence d’une menace terroriste masculiniste, étayée par nos contacts avec la DGSI, le Parquet national antiterroriste, Faros, l’ARCOM, etc. »
, explique la sénatrice centriste Olivia Richard. Un attentat masculiniste avait justement été déjoué en juillet dernier à Saint-Étienne (Loire).
« Mais on retrouve aussi le masculinisme en filigrane de nombreuses violences conjugales et de féminicides »
, déplore Christophe Barbier. Le mouvement #MeToo avait pourtant permis des avancées contre le sexisme. « Mais tout mouvement puissant de libération provoque une réaction qui le nie et le combat avec virulence. L’abolition de l’esclavage a donné naissance, au même moment en 1865, au Ku Klux Klan »
, explique l’éditorialiste politique LCI.
Ce rapport sénatorial propose 24 réformes « avec beaucoup de pédagogie »
. Comme une amende forfaitaire délictuelle pour les outrages en ligne. Ou encore d’ajouter à la Journée nationale contre le sexisme, le 25 janvier, la notion de lutte contre le masculinisme. Mais pour Christophe Barbier, « tout ça semble un peu court par rapport aux risques encourus »
.
Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.




