lundi, août 3

  • Dans le Var, 1 500 pompiers restent mobilisés et demeurent très attentifs au vent, car des rafales allant jusqu’à 50 km/h sont attendues.
  • Face au risque, ils noient le feu alors que beaucoup de braises couvent sous les souches.

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Les pompiers mobilisés dans le Var savent qu’ils pourraient faire face aux flammes ce lundi encore. Les conditions météorologiques vont se dégrader au fil des heures dans le département, avec 35 degrés attendus et surtout des rafales de vent jusqu’à 50 km/h. « On a un vent de sud-est qui a changé par rapport à hier et donc on a des interfaces brûlées et non brûlées qui vont être beaucoup plus exposées aujourd’hui et il faut qu’on puisse identifier dès le matin, avant que ça chauffe de trop dehors, les endroits stratégiques de manière à les mouiller, les refroidir et éviter toute reprise entre 15h et 18h », explique dans le reportage en tête de cet article, le commandant Anthony Durantet, du Sdis 03.

Alors ils noient le feu, encore et encore. « Beaucoup de braises couvent sous les souches. Le travail qu’on fait ici est important parce que, notamment avec les conditions climatiques d’aujourd’hui, le vent attise ces petites braises et risque de réactiver le feu à tout moment et de recréer un incendie qui sera plus difficile à contrôler », explique le lieutenant Frédéric, du Sdis 03.

1500 pompiers toujours mobilisés

1500 pompiers sont toujours mobilisés dans le département 24h sur 24 car le risque de reprise est permanent. Dimanche soir, des pompiers ont d’ailleurs été appelés par des habitants, alors que les flammes ont refait surface. Les heures passent et le repos n’est jamais total. Tout ce que les pompiers font de nuit vise à faciliter le travail du lendemain, comme remplacer les tuyaux percés ou ravitailler les camions. 

Pour leur venir en aide, des pompiers roumains ont été mobilisés en renfort. « Il y a le plein d’eau, le plein d’essence, le plein de tout. Les équipes sont là, on peut intervenir à tout moment », explique l’un d’eux. 

Des lits de camp sont installés directement sur le toit des camions, mais pas question de se plaindre. « On est bien. Il y a pire que ça », lance un autre. Pendant que certains ferment les yeux quelques heures, d’autres surveillent. « L’objectif de cette reconnaissance est de pouvoir appréhender les éventuelles reprises de feu. Nous avons laissé notre dispositif hydraulique en place pour toute la nuit », détaille le capitaine Sylvain Delattre, du Sdis 91.

En un mois dans le Var, déjà 7500 hectares brûlés, alors la lutte continue pour que cette surface n’augmente pas dans les prochaines heures.

La rédaction de TF1info | Reportage Sophie CHEVALLEREAU, Alizée CALVO et Alexandra POUPON

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