- Partager ses données de localisation avec ses proches ou une application n’est pas anodin.
- Ce sont des informations personnelles et sensibles.
- La CNIL rappelle les conseils à suivre.
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Partager sa localisation est une pratique de plus en plus fréquente, mais qui n’est pas sans risque. Que ce soit pour rassurer ses proches ou pour profiter d’une application, des conseils peuvent être appliqués pour protéger sa vie privée. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a partagé ses conseils concernant la géolocalisation (nouvelle fenêtre). Dans un premier temps, la CNIL rappelle que des données de localisation sont des informations personnelles et sensibles. Elles révèlent des habitudes sur son domicile, son lieu de travail, ses sorties, mais aussi la fréquentation d’un lieu de culte, d’une association, d’un hôpital… « Ces données peuvent être exploitées à votre insu, y compris de manière malveillante »
, alerte la CNIL. Des applications et leurs partenaires peuvent exploiter ces données de localisation.
Dans le cadre familial, la CNIL souligne que le partage de position peut devenir intrusif et pesant pour la personne concernée. Pour un enfant, elle conseille des alternatives pour ne pas avoir recours à la géolocalisation (nouvelle fenêtre) comme instaurer un cadre de sorties, convenir d’horaires, garder un contact téléphonique… « Le partage de localisation ne doit jamais devenir un outil de contrôle permanent »
, répète la CNIL.
Activer les modes temporaires ou « fantôme » des applications
Pour partager ses données sans tomber dans la surveillance, la CNIL conseille de ne pas diffuser sa localisation rapidement à ses proches, mais de penser d’abord à des alternatives. Elle recommande de choisir une application de localisation qui ne revend pas les données. Dans ce cas, il faut consulter la politique de confidentialité et limiter le partage à des sociétés tierces. Il est aussi conseillé d’activer le partage de localisation seulement lorsqu’il est nécessaire plutôt qu’en continu. Le partage des données de localisation avec les applications peut être paramétré pour que la géolocalisation ne soit pas active en arrière-plan. Sur certaines applications, comme Instagram ou Snapchat, il existe des modes temporaires ou « fantôme » qui permettent de masquer sa position ou de la partager temporairement. Il est conseillé de vérifier régulièrement qui peut voir sa position en retirant les accès inutiles, mais aussi de supprimer l’historique de ses trajets passés pour plus de confidentialité.
Ne pas toujours autoriser la localisation
Pour les applications mobiles, la CNIL recommande d’autoriser la localisation « uniquement pour les applications utiles »
avec le mode « lorsque l’application est active »
, mais de désactiver l’option « toujours »
. Sur Snapchat, la CNIL conseille d’autoriser la géolocalisation « lorsque l’application est active »
ou « à l’utilisation de l’application ou de ses widgets »
et de désactiver l’option « toujours »
. Pour TikTok, elle recommande de désactiver la localisation, sauf pour géolocaliser une vidéo et de vérifier que le partage n’est pas activé par défaut. Pour Instagram, il est conseillé de n’activer la localisation que ponctuellement pour publier un contenu, mais pas en continu. Enfin, des astuces existent pour contrôler le partage de localisation avec ses proches. Ainsi, sur les applications « Find My Friends » ou « Localiser », la CNIL recommande de désactiver le partage permanent lorsque ce n’est pas nécessaire.

