Donald Trump n’a pas tardé à aider son « ami » Abelardo de la Espriella. Son gouvernement a annoncé vendredi 7 août, jour de l’intronisation du nouveau président colombien, le déblocage d’un milliard de dollars pour lutter contre le narcotrafic. L’avocat millionnaire, novice en politique, a fait de « l’ordre » et la lutte contre les cartels sa priorité pour les quatre ans à venir.
Ces aides visent à soutenir « un ensemble de mesures portant sur la sécurité en soutien au gouvernement du président de la Espriella dans la mise en oeuvre de nos objectifs communs », précise le gouvernement américain dans un communiqué.
Successeur de Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire de la Colombie défait par moins d’1% lors de l’élection, de la Esprilla a lourdement insisté sur ses promesses de « restaurer l’autorité » lors de son premier discours. Allocution par ailleurs tenue dans une caserne devant plusieurs centaines de soldats en uniforme, des blindés et deux hélicoptères.
Des bombardements soutenus par Israël et Washington
L’avocat, qui se revendique de droite dure, entend notamment lutter contre les guérillas et le trafic de cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial. Sa prise de parole a notamment visé « toutes les organisations criminelles », qu’il a juré de combattre « sans répit ». Selon lui, « l’option du dialogue » poursuivie par Gustavo Petro « est complètement épuisée ». « El Tigre » espère ainsi éradiquer « par tous les moyens » les plantations de coca, essentielles à la fabrication de cocaïne.
D’ici là, son pays va rejoindre le Bouclier des Amériques, l’alliance de pays dirigée par Trump pour lutter contre le narcotrafic. Privé de majorité dans un Parlement divisé, le nouveau président a promis d’intensifier les bombardements contre les camps de la guérilla avec le soutien d’Israël et des États-Unis, ou encore de construire des mégaprisons comme au Salvador pour lutter contre la criminalité.
Sa politique économique est quant à elle ultralibérale avec un « gel des dépenses publiques », la promesse de baisser les impôts pour les plus riches et une « bataille culturelle pour restaurer la valeur de la famille » en vue. Un programme potentiellement difficile à mettre en place, sans majorité parlementaire.
Article original publié sur BFMTV.com




