Le chancelier Friedrich Merz a déconseillé ce vendredi 15 mai aux jeunes Allemands d’aller étudier et travailler aux États-Unis, en pleine passe d’armes avec le président américain Donald Trump.
« Je ne recommanderais pas à mes enfants, aujourd’hui, d’aller aux États-Unis, d’y faire leurs études et d’y travailler », a déclaré le dirigeant conservateur lors d’une conférence devant des jeunes catholiques de Bavière, récoltant les applaudissements du public.
« Tout simplement parce qu’un certain climat social s’y est soudainement développé », a-t-il continué.
Tensions entre Trump et Merz
Traditionnel allié des États-Unis, Berlin a pris ses distances avec Washington depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, et multiplie les critiques depuis le début de la guerre contre l’Iran. Fin avril, le chancelier a ainsi estimé que Téhéran « humiliait » Washington à la table des négociations.
Ce à quoi le chef de la Maison Blanche a répondu que son homologue faisait un travail « déplorable » à la tête de l’Allemagne et a annoncé le retrait de 5.000 soldats américains du pays, une décision attendue depuis longtemps selon le chancelier.
Vendredi, Friedrich Merz a assuré être un « grand admirateur des États-Unis », mais que cette admiration « n’augmente pas en ce moment ». « Peu de pays au monde offrent d’aussi formidables perspectives, y compris et tout particulièrement pour les jeunes, que l’Allemagne », a-t-il indiqué.
Il a ensuite vanté « l’économie sociale de marché » en opposition au « capitalisme pur » des États-Unis où « les personnes les mieux formées ont beaucoup de difficultés à trouver un emploi ». Le modèle allemand mérite donc que l’on parle « d’avantage des chances que des risques », a conclu Friedrich Merz.
Article original publié sur BFMTV.com











