- Une collision entre un poids lourd et un TGV a eu lieu ce mardi sur un passage à niveau dans le Pas-de-Calais.
- Un accident qui a coûté la vie au conducteur du train et blessé une quinzaine de personnes.
- Un chauffeur routier a été placé en garde à vue.
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Le 13H
Il ne reste qu’un amas de tôles, comme on peut le voir dans le reportage du 13H de TF1 à visionner en tête de cet article. Tout ce qu’il subsiste de l’avant d’un TGV, dont les débris ont été projetés un peu partout aux alentours. À 6h49 ce matin, ce train est entré en collision avec un poids lourd sur un passage à niveau du Pas-de-Calais. Le choc a fait un mort, le conducteur du TGV, et des blessés parmi les 246 passagers. Le 13H de TF1 a pu joindre une passagère du TGV qui se trouvait dans la deuxième voiture. Elle raconte le moment de la collision : « Tout d’un coup, un gros bruit métallique, un peu comme si on roulait sur de grosses pierres, un bruit assourdissant »
, dit-elle. « Les personnes qui étaient dans le centre de la circulation, certaines ont pu se cogner les genoux, la jambe. Dans le wagon, il y avait des maux à la nuque ou aux genoux et puis une dame enceinte ».
Sur place, les secours s’activent. Une femme, interrogée dans le reportage, attend fébrilement des nouvelles de sa fille à l’intérieur du train : « Elle a été prise en charge. Il y a eu des flammes. Elle a senti le train qui freinait. Des flammes qui étaient au niveau de la fenêtre et puis ils se sont rendu compte qu’il y avait eu un accident ».
Parti de Dunkerque et à destination de Paris, le TGV roulait à la vitesse maximale autorisée lorsqu’il a percuté l’arrière d’un camion d’une société privée qui transportait un pont mobile militaire français de 40 tonnes. Le TGV a fini sa course quelques centaines de mètres plus loin. Sur la voie, le pont mobile, lui, a été projeté dans le jardin de deux habitants, Jacques et Cathy : « On a entendu un bruit »,
témoigne la femme dans le reportage de TF1. « Donc on est sortis. On a vu le camion. On a vu que ça prenait feu. On avait peur que ça explose »,
poursuit-elle, très émue.
Que s’est-il passé ?
Sur cette image ci-dessus disponible via Google Street View en 2019, on peut voir que le passage à niveau possède bien des barrières de chaque côté des voies. Se sont-elles fermées à temps ? Le conducteur du camion a-t-il forcé le passage ? A-t-il essayé de klaxonner après avoir été bloqué ? : « Nous ne connaissons pas, à l’heure où je m’exprime, les conditions précises de cet accident »
, assure Jean Castex, président et directeur général de la SNCF. « Il est survenu à un passage à niveau qui était en état de fonctionnement normal. Les barrières ont parfaitement fonctionné ».
Il indique par ailleurs que les Hauts-de-France disposent d’un système particulier de surveillance car il s’agit d’une des régions de France ayant le plus de passages à niveau, au moins 1.800 selon lui.
Selon l’AFP, une enquête a été ouverte du chef d’homicide routier : le chauffeur, un ressortissant de 30 ans, est en garde à vue pour « homicide involontaire aggravé par la mise en danger délibérée d’une obligation de sécurité », selon le procureur de la République de Béthune, Etienne Thieffry. Le camion impliqué dans l’accident était « un convoi exceptionnel privé » transportant « un pont mobile des armées », a précisé sur place le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch. L’engin avait été utilisé en exercice en Belgique, et le poids lourd devait le ramener à Angers au 6e régiment du génie, selon l’Armée de terre.
Après une attente prolongée, certains passagers du train ont été évacués en bus vers un gymnase à proximité. D’autres ont pu retrouver leurs proches venus les récupérer. Dans les gares alentours, les trains sont annulés ou retardés. Pas de retour à la normale prévu avant jeudi matin.










