« Beaucoup d’amour dans la pièce »: les alliés de l’Otan ont tenté d’afficher leur unité mercredi à Ankara, à l’issue d’un sommet au cours duquel Donald Trump a alterné virulentes attaques et propos conciliants.
Dans leur déclaration finale, tous les pays de l’Alliance ont réaffirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du Traité de l’Atlantique nord, pierre angulaire de l’organisation.
« Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », rappelle le texte.
Sur l’Ukraine, les 32 pays de l’Otan réaffirment également leur « soutien indéfectible » à ce pays en guerre contre la Russie, qui, affirment les Alliés, « contribue à la sécurité transatlantique ».
« C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », a lancé le président américain à l’issue du sommet.
Un ton apaisé qui rappelle celui du précédent sommet à La Haye en 2025 où Donald Trump avait célébré un « succès monumental » après l’engagement des pays à consacrer au moins 5% de leur produit intérieur brut à leur sécurité.
Mais un ton qui contraste de manière saisissante avec ses propos quelques heures plus tôt lorsqu’il avait ressassé des critiques maintes fois exprimées.
– Frustration –
« Je ne suis pas content de l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal Etat qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran », avait-il lancé mercredi matin.
Depuis que les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran fin février, Donald Trump a multiplié les critiques contre ses alliés occidentaux qui ont pris leurs distances avec ce conflit.
Il a aussi exprimé sa frustration de ne pas avoir pu s’emparer du Groenland, ce qui constitue un « grand problème » à ses yeux. « Le Groenland est très important pour les Etats-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », a-t-il ajouté au sujet du territoire autonome danois.
Donald Trump a par ailleurs vivement fustigé l’Espagne, qualifiée de « cause perdue », avec laquelle les Etats-Unis vont selon lui « cesser tout échange commercial », accusant à nouveau Madrid de ne pas pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Mais le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a assuré ensuite avoir un échange « courtois » avec le milliardaire républicain, louant les relations « très positives » entre l’Espagne et les Etats-Unis.
Interrogé sur les nombreux griefs exprimés publiquement par Donald Trump, le président français Emmanuel Macron a affirmé qu’il ne les avait « pas entendus dans la salle » de la réunion à huis clos de l’Otan.











