Avec notre correspondante à Tegucigalpa, Marie Griffon
L’affaire des Pandora Papers, révélée en 2018, est un système présumé de corruption impliquant plusieurs responsables politiques, dont l’ancien président Juan Orlando Hernández.
« Il a une procédure toujours en cours devant les tribunaux pour fraude et blanchiment d’argent. Il aurait sorti de l’argent, des fonds publics, et à travers de contrats fictifs ou d’entreprises fictives, ces fonds auraient été détournés pour financer des campagnes politiques », détaille Luis Javier Santos, le procureur anticorruption, chargé de l’enquête.
Pour ces faits, Juan Orlando Hernández risque un placement en détention provisoire ce lundi. « Il y a le risque qu’il soit placé en détention provisoire, en prison, mais pour l’instant il reste relativement serein, car il veut faire face à la justice de son pays : à la justice hondurienne. Mais il demande aussi que l’État du Honduras lui rende des comptes », a affirmé son avocate, Angie Sánchez.
Juan Orlando Hernández cherche notamment à récupérer ses biens saisis par l’État du Honduras lors de son arrestation en 2022. Au total, 32 maisons, 20 sociétés, 80 comptes bancaires qui ont été placés sous contrôle de la justice, pour une valeur estimée à près de 10 millions d’euros.
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