jeudi, avril 30

  • La porte-parole du gouvernement et ministre de l’Énergie était l’invitée d’Adrien Gindre dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », ce jeudi 30 avril.
  • Maud Bregeon assure qu’il n’y a « pas de risque de pénurie » à ce stade, mais craint que les conséquences de la guerre sur les prix du carburant « ne s’arrêtent » pas immédiatement.

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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent

Alors que le prix du baril dépasse les 125 dollars et que le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, estime que la France pourrait entrer dans une « ère de pénurie énergétique » (nouvelle fenêtre), Maud Bregeon a voulu rassurer les Français ce jeudi matin sur TF1. « À l’heure où nous vous parlons, nous n’avons pas de risque de pénurie », a martelé la porte-parole du gouvernement.

La ministre chargée de l’Énergie s’est appuyée sur un chiffre pour l’affirmer : l’État français dispose de 100 millions de barils en stocks stratégiques, soit plus de trois mois de consommation nationale (nouvelle fenêtre). « Nous en avons libéré moins de 2%, un volume minime par rapport à ce que nous avons en stock », a-t-elle précisé, avant d’ajouter que ces réserves « serviraient, le cas échéant, à pallier des difficultés de volume »

Pas de quoi, en revanche, minimiser la durée probable de la crise actuelle. « Quand bien même le conflit s’arrêterait demain, les conséquences sur les prix de l’énergie ne s’arrêteraient pas immédiatement », a-t-elle prévenu. Et quant aux affirmations de Donald Trump, assurant que le blocus naval du détroit d’Ormuz (nouvelle fenêtre) pourrait se prolonger sur « plusieurs mois », l’exécutif a choisi la prudence : « Vous me permettrez d’être un peu prudente avec les déclarations du président américain eu égard à notre expérience passée. »

180 millions d’aides au mois de mai

Interrogée ensuite sur TotalEnergies, dont les bénéfices au premier trimestre ont bondi de 51% (nouvelle fenêtre) sur un an, Maud Bregeon a maintenu la ligne du gouvernement. « Il ne doit pas y avoir de profits exceptionnels sur le dos de la crise et surtout pas réalisés en France (…) mais on ne s’interdit rien », a-t-elle assuré. Sans pour autant tomber dans le « Total Bashing » : « Dans un moment de crise pétrolière grave, avoir un pétrolier national, c’est un outil de souveraineté. »

Sur les aides enfin, l’ancienne députée des Hauts-de-Seine a annoncé que les 170 millions de surplus fiscal engrangés depuis le début de la crise avaient déjà été « réinjectés » dans les dispositifs de soutien, les aides de mai atteignant 180 millions d’euros. « Pour les agriculteurs, nous sommes passés de 4 à 15 centimes par litre d’aide. On va reconduire ces aides pour les Français les plus touchés et adapter les dispositifs. (…) On doit continuer de recevoir l’ensemble des secteurs d’activité. »

La rédaction de TF1info

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