- Fuites d’eau, contrats à renégocier, impressions en couleur… Dans les mairies, chaque euro compte.
- Pour continuer à financer leurs projets malgré des budgets de plus en plus contraints, les communes passent leurs dépenses superflues au crible.
- Le JT de TF1 est allé à la rencontre de ces municipalités qui ont trouvé des solutions pour économiser parfois plusieurs milliers d’euros.
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Le 13H
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De la traque aux fuites d’eau à la réduction des indemnités des élus, en passant par la revente des véhicules de service, les communes multiplient les pistes pour réduire leurs dépenses. C’est le cas à Saint-Romain-le-Puy, une commune de 4.000 habitants dans la Loire, la recherche d’économies est devenue un combat quotidien. La municipalité doit notamment financer la rénovation de l’école centenaire, un chantier estimé à 6,5 millions d’euros, avec seulement 15% de subventions.
« On ne comprend pas pourquoi il y a si peu de subventions. Ce n’est pas normal »
, se désole le maire André Gachet, dans le reportage du JT de 13H de TF1 en tête de cet article. « Ça va être de l’emprunt. C’est pour ça qu’on essaie de faire des économies »
, poursuit-il, avant de détailler devant notre caméra sa chasse aux dépenses inutiles.
Parmi les mesures adoptées : la suppression de certaines lignes de téléphone fixes (7 au total, pour une économie de 6.700 euros), l’arrêt des abonnements aux journaux du week-end que personne ne lisait (90 euros), ou encore la distribution du bulletin municipal par les élus eux-mêmes. « Là, c’est presque 5.000 euros »,
souligne l’édile.
Les petits ruisseaux font les rivières, qui font les fleuves
Les petits ruisseaux font les rivières, qui font les fleuves
André Gachet, maire de Saint-Romain-le-Puy
Fini aussi les bureaux allumés inutilement. De même pour les photocopies en couleur, jugées très chères. « Tout est bon à prendre »
, insiste le maire. L’équipe municipale a aussi réduit de moitié ses indemnités. Objectif global : 30.000 euros d’économies par an. « Les petits ruisseaux font les rivières, qui font les fleuves »
, résume André Gachet à notre micro.
Trouver de l’argent, c’est aussi le casse-tête de La Talaudière, 7.000 habitants. La municipalité souhaite embaucher plus de policiers municipaux et installer davantage de caméras de surveillance pour lutter contre des points de deal. Mais l’État a baissé ses subventions de 60.000 euros cette année. « Nous avons ciblé 200.000 euros. Voilà ce qu’il faut trouver »
, explique la maire Annie Domenichini, qui « grignote et essaie de faire des économies sur certaines choses »
.
Pour y parvenir, la municipalité a notamment fait appel à des sponsors. Une voiture de service utilisée pour les aînés a ainsi été entièrement financée par les commerces et artisans de la ville, qui n’a rien eu à débourser. En échange, ils y affichent leur publicité. « Avec les logos, elle ne passe pas inaperçue »
, reconnaît-on. Montant de l’économie réalisée par La Talaudière : pas moins de 12.000 euros par an.
D’autres communes ont opté pour des solutions différentes. À La Roche-Jaudy, dans les Côtes-d’Armor, les achats groupés ont été privilégiés pour réduire les coûts. Ailleurs, comme à Ciel et Verdun, en Saône-et-Loire, c’est la fusion des deux communes – Verdun-Ciel – qui a été choisie pour mutualiser les moyens et réaliser des économies.



