dimanche, juillet 26

Un nouveau Tour de France sans grand suspense a pris fin aujourd’hui. Tadej Pogacar, 27 ans, rentre un peu plus dans l’histoire du cyclisme en remportant la 113e édition du Tour de France, son cinquième sacre au total. Il finit avec 6 minutes 26 secondes d’avance au classement général sur le Belge Remco Evenepoel et 9 minutes 42 secondes sur son coéquipier mexicain Isaac Del Toro. Le Slovène rejoint ainsi le cercle très fermé des quintuple vainqueurs du Tour composé des Français Jacques Anquetil et Bernard Hinault, de l’Espagnol Miguel Indurain, et du Belge Eddy Merckx. Ce dernier, âgé de 81 ans, n’a d’ailleurs pas manqué d’éloges à l’égard du champion du monde slovène dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport : « Je ne pense pas qu’il se contentera d’égaler mon palmarès et celui des autres champions. Bientôt, il battra notre record de victoires au Tour ». Avec cette victoire, Pogacar devient le plus jeune cycliste à avoir remporté cinq fois la compétition, après avoir été le plus jeune vainqueur du Tour depuis plus de 100 ans en 2020.

Une rapide domination

Il faut dire que la domination de Tadej Pogacar sur ce Tour et depuis plusieurs années ne cesse d’impressionner, au point même de dégoûter ses adversaires. Interrogé après la 20e étape sur ce qu’il faudrait pour qu’il puisse remporter la Grande Boucle un jour, Remco Evenepoel a ironisé : « Que Pogacar ne prenne pas le départ ».

Le coureur slovène s’est emparé du maillot jaune lors de la sixième étape, dans les pentes du mythique Tourmalet, et ne l’a plus jamais lâché depuis. Tadej Pogacar a été victorieux cinq fois durant ce cru 2026, dont vendredi 24 juillet lors de la première des deux arrivées à l’Alpe d’Huez. En plus d’être un coureur exceptionnel, le leader de l’UAE Team Emirates a aussi montré lors de cette édition qu’il pouvait être un coéquipier exemplaire. Lors de la deuxième étape, il a laissé gagner Isaac Del Toro. Un coéquipier qu’il a aussi accompagné durant la 20e étape pour lui permettre de grimper au classement général, alors qu’il aurait pu creuser encore plus l’écart et aller chercher une nouvelle victoire d’étape. « Ce fut un honneur de courir pour Isaac les deux dernières heures de course. Je l’ai fait avec plaisir et j’ai réalisé à quel point c’était dur de courir pour quelqu’un », a reconnu Pogacar.

La butte de Montmartre comme dernière épreuve

La 21e et dernière étape n’était donc rien de plus qu’une formalité pour le coureur slovène, qui affichait plus de six minutes d’avance sur Remco Evenepoel, deuxième au classement général. Cette ultime étape, initialement de 132,5 km, a été réduite à 89 km pour soulager les services de sécurité dans la « situation exceptionnelle liée aux incendies » en France, notamment en Gironde, ont annoncé les organisateurs et la préfecture de police. Empruntée pour la première fois par le Tour de France l’an dernier, après l’immense succès populaire des Jeux olympiques 2024 qui s’est prolongé sur la Grande Boucle, la montée pavée de la rue Lepic à Montmartre a été reconduite.

Le public, venu en nombre dans les rues de Paris, a pu assister à un combat féroce. Malgré une victoire déjà acquise, Pogacar n’a pas ménagé ses efforts et a tenté de prendre la tête de la course lors du deuxième passage à la rue Lepic. Seul Mathieu Van der Poel a pu suivre la cadence.

Même scénario lors du suivant et dernier passage par la butte de Montmartre, ou les deux géants ont pris les devants. S’il n’y a eu aucun suspense sur le vainqueur final du Tour de France, on ne peut pas en dire autant de cette dernière étape parisienne. Longtemps en tête, le duo van der Poel-Pogacar s’est fait rattraper par les sprinteurs sur les derniers mètres de la course. Le Slovène a craqué, mais pas son rival néerlendais, qui, au finish, a franchi le premier la ligne d’arrivée sur les Champs-Élysées.

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