samedi, mai 23

La Chine a déployé plus de 100 navires, notamment des bâtiments de la marine et des garde-côtes, dans les eaux régionales s’étendant de la mer Jaune à la mer de Chine méridionale et au Pacifique occidental, a déclaré samedi le chef du Conseil de la sécurité nationale de Taïwan.

Ce déploiement a eu lieu « au cours des derniers jours », après la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping à Pékin, a déclaré Joseph Wu sur X.

« Dans cette partie du monde, la Chine est le seul et unique problème qui sabote le statut quo et menace la paix et la stabilité régionales », a-t-il déclaré sur le réseau social.

Un appel entre Trump et le président taïwanais attendu

Dans son message sur X, Joseph Wu a partagé une carte datée du 23 mai montrant le « déploiement maritime de la Chine », avec des navires de la marine et des garde-côtes chinois disséminés sur la mer Jaune, au large de la péninsule coréenne, jusqu’à la mer de Chine méridionale et dans le Pacifique occidental.

Un responsable de la sécurité taïwanais a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que des navires chinois avaient été détectés avant le sommet de Pékin, mais que leur nombre avait dépassé la barre des 100 ces derniers jours.

La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force, alors qu’elle a intensifié sa pression militaire sur Taïwan ces dernières années, déployant presque quotidiennement des chasseurs et des navires de guerre autour de l’île.

Mercredi, Donald Trump a évoqué « le problème de Taïwan » alors que la presse lui demandait s’il parlerait au président taïwanais Lai Ching-te, notamment dans le contexte d’une vente d’armes que les États-Unis pourraient effectuer à Taïwan.

« Je parlerai avec (Lai). Je parle avec tout le monde », a déclaré Donald Trump à des journalistes qui l’interrogeaient sur une telle conversation, une ligne rouge pour Pékin. « Nous allons travailler (sur) le problème de Taïwan », a-t-il également promis.

Article original publié sur BFMTV.com

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