- Les groupes de services financiers Visa et Mastercard ont annoncé avoir procédé à des paiements internationaux par carte en Syrie.
- Il s’agit d’une première depuis plus de 10 ans.
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Bientôt la fin de l’isolement économique de la Syrie ? Les groupes de services financiers Visa et Mastercard ont annoncé avoir procédé aux premiers paiements internationaux par carte dans le pays depuis plus de 10 ans. Une décision rendue possible après que les Etats-Unis ont retiré lundi le pays de leur liste des Etats soutenant le terrorisme.
Dans un communiqué, Mastercard indique que le groupe et la Qatar National Bank (QNB) ont « traité le premier paiement international par carte en Syrie depuis plus de 15 ans, marquant une étape importante dans la modernisation de l’écosystème des paiements syriens
« . De son côté, Visa a déclaré mercredi 26 août avoir « testé la première transaction internationale en conditions réelles en Syrie
« , saluant également « une étape importante pour le soutien au secteur des services financiers du pays »
.
Un nouveau départ porteur de grands espoirs
Un nouveau départ porteur de grands espoirs
Ahmad al-Chareh
Mercredi soir, le gouverneur de la Banque centrale, Safwat Raslan, a publié sur les réseaux sociaux une vidéo le montrant aux côtés du président syrien Ahmad al-Chareh, lequel a réglé un café par carte dans un établissement de Damas. « C’est un sentiment difficile à décrire avec des mots
« , a-t-il déclaré, évoquant « un nouveau départ porteur de grands espoirs, mais aussi de responsabilités
« .
Depuis la chute, en décembre 2024, du dirigeant syrien Bachar el-Assad, plusieurs pays occidentaux ont levé les sanctions contre la Syrie qui avaient été imposées, pour la plupart, après le déclenchement de la guerre civile en 2011, un conflit qui a duré près de 14 ans. Lundi, les Etats-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme, sur laquelle elle figurait depuis 47 ans et qui impliquait de lourdes restrictions, marquant une nouvelle étape de la levée progressive des sanctions.
Damas espère que son retrait de la liste américaine contribuera à mettre fin à son isolement économique et à renforcer son intégration dans le système financier mondial, tout en attirant des investissements alors que le pays cherche à se reconstruire.
La rédaction de TF1info avec AFP

