Une collégienne de 14 ans a été tuée ce mercredi 6 mai à Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne. Retrouvée « très grièvement blessée sur la voie publique » vers 8h, elle était malheureusement décédée à l’arrivée des secours. Un important dispositif a été mobilisé pour retrouvé l’auteur en fuite et un suspect a été interpellé.
• Une violente attaque à l’arme blanche
Le parquet de Soissons a indiqué que la jeune fille se rendait au collège à pied lorsqu’elle a été agressée. « De nombreuses plaies au niveau du cou » lui ont été infligées par arme blanche. D’après les informations de BFMTV, la victime est décrite comme une adolescente sans histoire, qui ne subissait pas de harcèlement.
Une enquête de flagrance a été ouverte pour assassinat sous l’autorité de la procureure de Soissons et confiée à la section de recherches d’Amiens. Les investigations se poursuivent après l’arrestation d’un suspect ce mercredi.
• Un dispositif d’envergure déployé
Un important dispositif a été déployé dans le but de retrouver l’auteur des faits. Au total, plus de 85 militaires de la gendarmerie ont été mobilisés.
En dehors des militaires de la section de recherche d’Amiens ou du groupement de gendarmerie départemental, des dronistes, des équipes cynophiles, une équipe du GIGN et des « militaires spécialisés dans la recherche de personnes » ont également participé aux recherches, a indiqué la gendarmerie.
Des actions de renseignement, d’enquête et des opérations de terrain ont été mises en oeuvre, notamment à l’aide d’hélicoptères et de drones.
• Un suspect âgé de 23 ans
Un homme de 23 ans a été interpellé mercredi à 18h05 à Soissons, à 25 kilomètres de Fère-en-Tardenois, puis placé en garde à vue. Selon le parquet, il s’agit d’un majeur sans profession, vivant chez ses parents.
Ses liens avec la jeune victime « restent à déterminer avec précision », ajoute le communiqué.
• « Vive émotion » du rectorat d’Amiens
Pierre Moya, recteur de l’académie d’Amiens, a partagé sa « vive émotion » en apprenant le décès de cette élève de troisième du collège Anne-de-Montmorency de Fère-en-Tardenois.
Adressant ses « pensées les plus sincères » aux proches de la victime, « à ses camarades » et « à l’ensemble des personnels du collège », il a indiqué qu’une « cellule d’écoute et une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) ont été déployées dès ce matin au sein de l’établissement, en lien avec l’Agence régionale de santé Hauts-de-France ». « Une ligne téléphonique d’écoute, assurée par des psychologues de l’Éducation nationale », a également été ouverte.
Les élèves du collège Anne-de-Montmorency seront accueillis jeudi dans l’établissement, « selon des modalités adaptées », a précisé Pierre Moya. Selon nos informations, leur emploi du temps sera inchangé mais les enseignants utiliseront le temps de classe pour faire le point avec eux et être en mesure de renvoyer les plus touchés vers les cellules d’écoute.
Le recteur a dit « mesurer combien cette situation affecte également les personnels » et s’est engagé à être « à leurs côtés » jeudi « pour leur manifester (son) soutien et leur témoigner (sa) confiance ».
Article original publié sur BFMTV.com











