Omniprésents lors du match aller, Ousmane Dembélé et Kvitcha Kvaratskhelia ont à nouveau porté le Paris SG mercredi 6 mai en demi-finale retour de Ligue des champions mercredi à Munich, une formule gagnante pour propulser le PSG en finale, sa seconde consécutive.
Après le rythme fou du match aller, il n’aura pas fallu trois minutes au duo franco-géorgien pour mettre le Paris SG sur orbite vers le chemin pour Budapest, où la finale de la Ligue des champions opposera le tenant du titre parisien à Arsenal.
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Un but précoce pour catapulter Paris en finale
Profitant du marquage individuel à risque de la défense munichoise, Kvitcha Kvaratskhelia a déposé Dayot Upamecano après un mouvement parfait en losange avec Wilian Pacho et Fabian Ruiz, l’international français lui laissant un boulevard sur son aile gauche pour déborder. Au cœur d’une défense munichoise complètement déboussolée, Kvara a trouvé le Ballon d’Or 2025 au second poteau, libre du marquage et dont la frappe n’a laissé aucune chance à Manuel Neuer.
Rien de mieux pour des retrouvailles sur la pelouse de l’Allianz Arena, là même où Ousmane Dembélé avait scellé son Ballon d’Or il y a un peu moins d’un an avec deux passes décisives lors du récital en finale de la Ligue des champions contre l’Inter Milan (5-0), pour le premier sacre européen des Parisiens.
À l’époque, le Géorgien n’avait rejoint le PSG que depuis quelques mois (il a quitté le Napoli, où il a gagné le surnom de « Kvaradona », en janvier 2025), mais il avait aussi apporté sa pierre à l’édifice parisien dans la nuit magique du 30 mai.
« Kvara », M. Ligue des champions
« Kvara » a été décisif pour la 16e fois de la saison en Ligue des champions (six passes décisives et dix buts), Parisien le plus important ces derniers mois sur la pelouse pour l’entraîneur parisien Luis Enrique.
« Peu importe si je marque ou pas, quand je quitte le terrain, je veux être sûr d’avoir tout donné », avait glissé l’international géorgien de 25 ans à la veille de la demi-finale aller au Parc des Princes.
Arrivés à Munich avec un petit but d’avance, les Parisiens ont pu alors aborder le reste avec un matelas bien plus confortable, n’étant pas obligés de se ruer vers le but de Neuer.
Les premiers défenseurs de l’équipe
Comme au Parc des Princes il y a une semaine, Dembélé et Kvaratskhelia ont imposé un pressing de tous les instants, non seulement sur les défenseurs munichois Tah et Upamecano, mais aussi sur Neuer, toutefois un peu plus précis dans ses relances au pied, du droit comme du gauche, qu’à l’aller.
Insaisissable sur son aile gauche, il a parfois fallu Tah et Upamecano pour stopper Kvaratskhelia, abandonné par Dembélé à l’heure de jeu (remplacé par Bradley Barcola). Le Géorgien a manqué la balle du K-O à deux reprises en seconde période.
Peu avant l’heure de jeu, il a une nouvelle fois pris le meilleur sur Upamecano, mais sa tentative a été repoussée par Manuel Neuer comme à l’entame des dix dernières minutes, après un coup du sombrero sur Kim Min.
Et sur une dernière faute obtenue dans un énième duel avec Luis Diaz, Kvara pouvait serrer les poings, assis sur la pelouse, haranguant le but des Parisiens.
Dans trois semaines et demie à la Puskas Arena de Budapest, la défense centrale d’Arsenal composée du Français William Saliba et de Gabriel est prévenue.
Luis Enrique disposant de deux des meilleurs joueurs offensifs de la planète, pour aller chercher un second triomphe consécutif dans la compétition reine du football européen, le fameux « back-to-back » que peu d’équipes sont parvenues à réussir depuis la création de l’épreuve en 1955.
Avec AFP











