jeudi, avril 23

L’encadrement des stages de troisième et de seconde va-t-il évoluer? Après la mort d’un adolescent de 15 ans dans le Gard lors d’un stage, le ministre de l’Education nationale, Édouard Geffray, a dit ce jeudi 23 avril envisager de remanier ces périodes de formation obligatoires en entreprise.

Le 17 avril dernier Calvin Simon, 15 ans, est mort des suites d’un accident survenu sur son lieu de stage, à Bagnols-sur-Cèze. Les premiers éléments semblent indiquer qu’il a été écrasé par un engin de manutention qu’il conduisait lui-même et dont il a perdu le contrôle.

Ne « pas priver les élèves de cette opportunité »

Interrogé par ICI Gironde, Édouard Geffray a décrit ce jeudi 23 avril les stages en entreprise comme « un élément déterminant pour faire découvrir des métiers à des jeunes qui, sinon, ne les découvriraient pas et n’auraient pas les mêmes opportunités que les autres ».

Depuis 2005, les collégiens de troisième doivent effectuer cinq jours de stage en entreprise. De leur côté, les lycéens de seconde générale et technologique ont un stage de deux semaines à effectuer de façon obligatoire depuis 2024.

« Il faut qu’on s’assure que toutes les règles sont bien respectées pour protéger nos élèves, sans les priver de cette opportunité », a poursuivi le ministre.

Pour commencer, il rappelle que les stages d’observation doivent, comme leur nom l’indique, être réservés à l’observation. « On ne fait pas un geste professionnel, on ne conduit pas une machine, évidemment », soutient le ministre.

Ensuite, des évolutions sont envisageables. Édouard Geffray évoque notamment la possibilité de « faire en sorte que les élèves puissent effectuer des stages dans, peut-être, deux ou trois entreprises, de manière plus ponctuelle », plutôt que de « faire forcément un stage de quinze jours (…) dans la même entreprise ».

Une série d' »accidents tragiques »

Cela « limiterait l’impact » pour cette dernière, tout en permettant aux adolescents « d’observer plus de métiers différents », estime Édouard Geffray.

La ministre déléguée chargée de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Sabrina Agresti-Roubache, avait déjà suggéré mercredi de laisser le choix aux élèves entre se rendre en entreprise pour toute la durée du stage ou intégrer un groupe d’une dizaine de jeunes qui, chaque jour, se rendrait dans une entreprise différente pour découvrir un nouveau métier.

En juin dernier, le syndicat CGT de l’Éducation nationale avait dénoncé une série d' »accidents tragiques » ayant coûté la vie coup sur coup à trois adolescents en formation en entreprises, jugeant qu' »avec l’explosion des périodes de stage, les jeunes sont de plus en plus exposés aux dangers sans y être préparés ».

Article original publié sur BFMTV.com

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