La Bourse de New York a clôturé sur une note positive vendredi, aidée par l’intérêt toujours croissant autour des valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA) et par les espoirs d’accord entre Washington et Téhéran.
Les trois principaux indices de la place américaine ont une nouvelle fois décroché des records: le Dow Jones a gagné 0,72% à 51.032,46 points, le Nasdaq a avancé de 0,20% à 26.972,62 points et le S&P 500 a progressé de 0,22% à 7.580,09 points.
« Nous terminons une neuvième semaine consécutive de hausse, principalement grâce à l’arrivée de nouveaux acteurs qui semblent tirer profit » de l’engouement pour l’IA, remarque auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Après Micron ou Sandisk, la dernière action au centre de l’attention des investisseurs a été vendredi celle du groupe informatique Dell, qui a été propulsée de 32,77% à 420,94 dollars.
L’entreprise a créé la surprise la veille, en publiant des performances financières bien meilleures qu’attendu, dont un chiffre d’affaires (CA) pour le premier trimestre en hausse de près de 88% d’une année à l’autre (à 43,84 milliards de dollars).
Le CA des serveurs IA a par ailleurs été multiplié par plus de huit d’une année à l’autre.
« La révolution de l’IA semble bel et bien s’étendre à d’autres acteurs que seule une poignée de géants » des semi-conducteurs, comme Nvidia ou Broadcom, remarque Art Hogan.
En parallèle, la place new-yorkaise a profité « d’un vent d’optimisme quant à la conclusion » potentielle « d’un accord de paix » entre les Etats-Unis et l’Iran, observent les analystes de Briefing.com.
Alors qu’on croyait les négociations en péril, des sources à Washington ont fait état d’un cadre d’accord avec Téhéran qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril, et nécessite encore l’aval du président américain.
Face à cette perspective, les prix du pétrole sont tombés vendredi à des niveaux plus vu depuis près d’un mois et demi, atténuant quelque peu les inquiétudes inflationnistes.
Le marché ne s’est pas enflammé, tempère Art Hogan, alors que l’Iran a notamment fustigé « les demandes excessives ainsi que les positions changeantes et contradictoires » des Etats-Unis.
Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l’Etat américain restait quasiment stable par rapport à la veille, à 4,44% vers 20H15 GMT.
Au tableau des valeurs, la marque d’habillement American Eagle Outfitters a perdu 11,77% à 15,81 dollars après avoir annoncé un recul de ses ventes (à périmètre comparable) au premier trimestre, par rapport à début 2025. Ses objectifs pour le trimestre en cours ont aussi déçu.
Autre groupe de prêt-à-porter, Gap a lui chuté de 15,40% à 21,15 dollars après avoir revu à la baisse ses prévisions annuelles.
Auprès de la chaîne CNBC, le patron de l’entreprise a mis en avant la responsabilité de collections printemps-été qui n’ont pas su convaincre le public.
Le distributeur de demi-gros Costco a reculé de 3,91% à 956,32 dollars après avoir fait état de résultats mitigés la veille, avec notamment un repli du nombre de ses membres, la chaîne imposant une cotisation annuelle pour pouvoir accéder à ses rayons.
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