L’Iran a autorisé trente navires chinois à quitter le détroit d’Ormuz dans le respect des protocoles iraniens, c’est-à-dire qu’ils ont dû emprunter les itinéraires définis par Téhéran et payer des taxes, écrit notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.
Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie iranienne avait affirmé que le détroit était ouvert, mais, pour que les navires marchands puissent traverser le détroit, les États-Unis doivent d’abord « lever » le blocus contre les ports iraniens. Une manière supplémentaire de peser sur Donald Trump.
La Chine, premier partenaire économique de l’Iran
De même, l’annonce que la Chine allait continuer à acheter du pétrole iranien ne peut que satisfaire l’Iran. En effet, l’un des objectifs de Donald Trump était d’obtenir de Pékin de ne plus acheter du pétrole iranien.
La Chine achète 90% des exportations pétrolières de l’Iran et est le premier partenaire commercial et économique de l’Iran avec 40 milliards d’échanges chaque année avec pour objectif de le faire passer à 100 milliards. Face aux États-Unis, l’axe Russie, Chine et Iran est primordial pour ces trois pays.
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