Une attaque de drone ukrainienne contre un train reliant Moscou à Simferopol, en Crimée, a fait un mort et un blessé, a annoncé ce lundi 8 juin au matin le dirigeant de la péninsule annexée par la Russie en 2014.
« À la suite d’une frappe de drone ennemi contre la locomotive d’un train de passagers sur la ligne Moscou-Simferopol, le conducteur a été blessé et l’assistant du conducteur a été tué, selon des données préliminaires », a écrit Sergueï Axionov sur Telegram, sans préciser où se trouvait le train au moment de l’attaque.
« Les passagers n’ont pas été blessés », a-t-il ajouté.
La société Grand Service Express, qui fait circuler des liaisons entre la Crimée et la Russie, a indiqué avoir suspendu ses opérations dans la péninsule.
Des attaques ukrainiennes intensifiées
L’Ukraine a récemment intensifié ses frappes de drones sur les territoires occupés et la Russie, en représailles aux bombardements russes quotidiens sur son territoire.
Mercredi, une frappe de drone ukrainienne sur un car reliant Moscou à Simferopol avait fait sept morts dans la région ukrainienne de Donetsk sous contrôle de Moscou, selon les autorités prorusses.
Kiev demande à ses alliés occidentaux plus de soutien pour garantir son approvisionnement en munitions pour ses systèmes de défense antiaériens, alors que la Russie continue ses bombardements quotidiens de l’Ukraine.
Les efforts diplomatiques pour arriver à un règlement négocié du conflit en cours depuis plus de quatre ans sont dans l’impasse.
L’Europe favorable à un « dialogue direct »
À l’issue d’une réunion avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Londres dimanche, les dirigeants français, allemand et britannique ont apporté leur soutien à sa proposition d’un « dialogue direct » entre l’Ukraine et la Russie, « avec la participation active des États-Unis et de l’Europe ».
Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont « salué l’appel lancé par le président Zelensky pour une fin de la guerre, négociée par la voie diplomatique », après que celui-ci a proposé à Vladimir Poutine de le rencontrer directement, dans une lettre transmise jeudi.
Le président russe a répondu ne pas en voir « l’intérêt » tant qu’un accord pour mettre fin à la guerre n’aura pas été négocié en amont.
Article original publié sur BFMTV.com




